ACTE I, SCÈNE III. 24f
J ai tout quitté pour le chercher, et il ne daigne pas seulement me rejjarder.
ARLEQUIN
M'ententls-tu , Claudine ? Ce gentilhomme vient loger chez moi; il lui faut deux chamhres Tune auprès de l'autre. Entends-tu bien ?
ISABELLE, toujours à part.
Est-ce là le prix de tant d'amour? Ingrat! devois-je ^tre traitée de cette manière?
ARLEQUIN
Que la peste te crève ! Claudine , me répondras-tu à la fin?
ISABELLE
Je vous demande pardon, monsieur; ce sont des vapeurs dont je suis attaquée, et je ne sais ce que je dis. (à part.) Tu m'abandonnes, scélérat! et tu noseg arrêter sut moi tes regards.
ARLEQUIN, impatienté.
Ah! je te casserai, ma foi, la gueule, et je ferai bien passer tes pestes de vapeurs. Je te dis qu'il faut deux chambres l'une contre l'autre. M'entends-tu, à cette heure? Dis donc, parle.
ISABELLE
Oui, monsieur, je vous entends : vous pouvez vous en aller ; je vais accommoder tout cela.