SCÈNE VIL
ISABELLE, COLOMBÏNE.
ISABELLE
Je te laisse avec lui; car apparemment c'est un épouseur ; et ma mère m'attend.
COLOMBÏNE.
Bon! ta mère t'attend : va, va, elle est la maîtresse; elle attendra tant qu'elle voudra : demeure ici ; tu en apprendras plus avec moi en un quart d'heure , que tu ne feras en toute ta vie avec ta mère. C'est une façon de mari.
ISABELLE
Tu Faimeras donc ?
COLOMBÏNE.
Que tu es sotte ! Ne t'ai-je pas dit cent fois que j'aime tout le monde sans aimer personne? Mon père ma défendu de le voir, parcequ'il me destine à un bailli