‹ uvres complètes de Regnard (volume 5)Chapitre 146 sur 200 · OCTAVE · texte numérisé non relu

OCTAVE

Malgré la rigueur de votre père, je viens vous assurer, mademoiselle, que je perdrai plutôt la vie que Tespérance d'être un jour votre époux.

Oui , mademoiselle , nous avons résolu cela; et s'il ne vous épouse, je vous épouserai, moi.

ISABELLE, bas , à Colombine.

Cousine, voilà du gibier à trébucbet.

COLOMBINE

Vous savez. Octave, quels sont mes sentiments pour vous ; cela vous doit suffire. Ne parlons point d'amour, si ce n'est en cbansons. Vous chantez bien; voilà ma cousine qui accompagne parfaitement du clavecin ; je veux vous entendre ensemble.

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