COLOMBINE, ISABELLE, OCTAVE, MEZZETIN, TRAFIQUET, PIERROT
TRAFIQUET appelle en entrant sur la scène.
Holà ! quelqu'un ! Pierrot ! Pierrot !
PIERROT
Me voilà, me voilà, monsieur. Vous criez plus fort qu un fiacre mal graissé.
TRAFIQUET, sans voir Octave.
Avec qui diable es-tu donc? Il faut t'appeler vingt
fois.
PIERROT
Je suis avec l'amour.
TRAFIQUET.
Oh! obi voilà du nouveau. Tu es donc amoureux?
PIERROT
Je ne dors, ni ne veille; je sens toujours là un tintamarre, comme s il y avoit un régiment de lutins.
TRAFIQUET.
Il faut prendre patience. (Apercevant Octave.) Mais, que vois-je? C'est Octave! Eii! que faites-vous donc
ACTK I, SCENE IX. 3ii
ici, b'il vous plaît? Ne vous avois-je pas prié de n'y plus veuir?
(Octave cl Mtzzilin tuui ur.. . .ircncf.) PIERROT.
Puisque monsieur vous l'a défendu , pourquoi y revenez- vous?
TRAFIQUET.
Est-ce que vous prétendez, mon petit monsieur, épouser ma fille malgré moi?
(Octave et Mezzetin font une autre révérence.) PIERROT.
Monsieur, n'allez pas souffrir cela; on vous prendroit pour un insensé.
TRAFIQUET.
Mais, monsieur, encore une fois, je n'ai que faire de vos révérences : répondez à ce que je vous demande.
( Octave et Mezzetin sortent, après avoir fait encore une révérence.)