‹ uvres complètes de Regnard (volume 5)Chapitre 148 sur 200 · COLOMBINE, ISABELLE, OCTAVE, MEZZETIN, TRAFIQUET, PIERROT · texte numérisé non relu

COLOMBINE, ISABELLE, OCTAVE, MEZZETIN, TRAFIQUET, PIERROT

TRAFIQUET appelle en entrant sur la scène.

Holà ! quelqu'un ! Pierrot ! Pierrot !

PIERROT

Me voilà, me voilà, monsieur. Vous criez plus fort qu un fiacre mal graissé.

TRAFIQUET, sans voir Octave.

Avec qui diable es-tu donc? Il faut t'appeler vingt

fois.

PIERROT

Je suis avec l'amour.

TRAFIQUET.

Oh! obi voilà du nouveau. Tu es donc amoureux?

PIERROT

Je ne dors, ni ne veille; je sens toujours là un tintamarre, comme s il y avoit un régiment de lutins.

TRAFIQUET.

Il faut prendre patience. (Apercevant Octave.) Mais, que vois-je? C'est Octave! Eii! que faites-vous donc

ACTK I, SCENE IX. 3ii

ici, b'il vous plaît? Ne vous avois-je pas prié de n'y plus veuir?

(Octave cl Mtzzilin tuui ur.. . .ircncf.) PIERROT.

Puisque monsieur vous l'a défendu , pourquoi y revenez- vous?

TRAFIQUET.

Est-ce que vous prétendez, mon petit monsieur, épouser ma fille malgré moi?

(Octave et Mezzetin font une autre révérence.) PIERROT.

Monsieur, n'allez pas souffrir cela; on vous prendroit pour un insensé.

TRAFIQUET.

Mais, monsieur, encore une fois, je n'ai que faire de vos révérences : répondez à ce que je vous demande.

( Octave et Mezzetin sortent, après avoir fait encore une révérence.)

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