‹ uvres complètes de RegnardChapitre 128 sur 288 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M'»eADAM, M. GALONIER, VALÈRE, HECTOR.

VALÈRE

Je suis votre humble serviteur.

Bonjour, madame Adam. Quelle joie est la mienne! Vous voir ! c'est du plus loin , parbleu , qu il me souvienne.

M^^eADAM.

Je viens pourtant ici souvent faire ma cour; Mais vous jouez la nuit, et vous dormez le jour.

VALÈRE

C'est pour cette calèche à velours à ramage?

M™e ADAM.

Oui , s'il vous plaît,

VALERE

Je suis fort content de l'ouvrage ; Il faut vous la* payer...

( Bas à Hector. ) Songe par quel moyen Tu pourras me tirer de ce triste entretien. ( Haut. )

Vous, monsieur Galonier, quel sujet vous amène?

(*) Dans I édition ori{»inaIe et dans cellfs de 1728 et de 1760, on lit, Il faut hKpayer. Dans ia plupart des autres éditions, on lit. Il faut lE payer.

2o4 LE JOUEUK.

M. GALONIER.

Je viens vous demander...

HECTOR, à M. Galonier.

Vous prenez trop de peine.

M. GALONIER, à Valère.

Vous...

HECTOR, à M. Galonier.

Vous faites toujours mes habits trop étroits.. M. GALONIER, à Valère.

Si...

HECTOR, à M. Galonier.

Ma culotte s'use en deux ou trois endroits.

M. GALONIER, à Valère.

Je...

HECTOR, à M. Galonier.

Vous cousez si mal....

M™e ADAM.

Nous marions ma fille.

VALÈRE

Quoi ! vous la mariez ? Elle est vive et gentille ; Et son époux futur doit en être content.

Nous aurions grand besoin d'un peu d'argent comptant.

VALÈRE

Je veux, madame Adam, mourir à votre vue, Sijai...

M"^e ADAM.

Depuis long-temps cette somme m'est due.

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