SIGNES DE LA VOCATION DIVINE AU SACERDOCE
Voyons maintenant quelles sont les marques de la vocation divine à l’état sacerdotal.
Ce n’est pas la haute naissance. Selon Saint Jérôme, lorsqu’il s’agit de choisir un chef qui dirige les peuples dans la voie du salut éternel, on ne doit pas considérer la noblesse du sang, mais la sainteté de la vie : Principatum in populos, non sanguini deferendwn, sed vifœ.^ Saint Grégoire tient le même langage : Quos dignos divina probet electio secundum viiœ, non generis, meritum.
Ce n’est pas non plus la volonté des parents, qui, en poussant leurs enfants au sacerdoce, n’ont pas en vue le bien de leur âme, mais uniquement leurs propres intérêts et l’avantage de leur famille. Ils ne pensent qu’au siècle
( I) In L Tim, hom. 5. (2) Luc, U. 28. (3) In TU. 1.
G. MOYEN
DU CHOIX D UN ÉTAT
présent, dit l’auteur de l’Ouvrage imparfait, et ils oublient l’éternité qui doit suivre : Maires corpara nalorum amant, animas contemnunt ; desichrant illos valere insœculo isto, et non curant quid sint passuri in alio.^
Ce ne sont même pas les talents et l’aptitude que l’on pourrait avoir pour les fonctions sacerdotales ; car, outre les talents convenables, il faut une bonne vie jointe à la vocation divine.
Quels sont donc les vrais signes auxquels on peut reconnaître que l’on est appelé de Dieu à l’état ecclésiastique? voici les trois principaux :