La Bonté positive de la vie
Le troisième signe de vocation a l’état ecclésiastique, c’est la bonté positive de la vie.
Ainsi, d’abord, l’ordinand doit avoi]^ une vie innocente, non souillée de péchés. L’Apôtre exige que, celui qui aspire au sacerdoce, soit irréprochable, selon ce qu’il écrivait à son disciple Tito : Et constituas per civitates presbyteros, sicutet ego disposui tibi : si quis sine crimine est, etc.’^ Dans les premiers siècles de l’Eglise, quiconque avait commis un seul péché mortel, ne pouvait plus être ordonné, comme le prouve une décision du premier Con- • cile de Nicée : Qui confessi sunt peccata, canon [ecclesiasticus ordo) non admittit,^ D’après Saint Jérôme, il ne suffisait point, pour être admis au sacerdoce, d’être sans péché dans le temps de l’ordination, mais il fallait encore n’avoir commis aucune faute grave depuis la réception du baptême : Ex eo tempore quo in Christo renatus est, nulla peccati conscientia remordeatur Il est vrai que, dans la suite, la discipline de l’Eglise cessa d’être aussi rigoureuse, mais elle a toujours exigé au moins, de celui qui veut recevoir les ordres sacrés après être tombé dans des péchés graves, qu’il eût la conscience bien purifiée depuis un temps considérable. C’est ce que nous voyons dans une