‹ Œuvres complètes de Saint-AmantChapitre 22 sur 86 · CASSATION DE SOUDRILLES · texte numérisé non relu

CASSATION DE SOUDRILLES

SfjTtS/S! orteurs de seringues à feu, «S WM Petits bastards de Salmonée,

■S BeS Pour Dieu ! retirez -vous un peu, ataj'art' Puis que la guerre est terminée.

Valets de pique, faites Dus :

La France, qui tous congédie, Veut que vous ne luy serviez plus Qu'à vendanger en Normandie.

Sergents, qui sous un attelier Aviez levé tant de pagoottea , Pendez le glaive au râtelier.

Et chiez dans vos bourguignottes .

Enseignes, pliez vos drapeaux Sous qui la valeur se gouverne, Et vous rengez à grands troupeaui Sousceluyde quelque taverne.

Lieutenans qui craignez le chocq Plus qu'un muguet ne craint la foule ,

174 Cassation

Mêliez bas vos plumes de coq, Dont vous avez mangé la poule.

Capitaines, mauvais garçons, Si l'on en croit vos cadenettes, Allez sur quelques limaçons Dépuceler vos daguenettes.

Tambours, les violons de Mars, Qu'on batte aux champs de mains légères, Pour mener tous ces beaux soudars En garnison droit à Fougères !

Là, chargez d'un pesant mousquet , Qu'ils fassent bien soigneuse garde, Chantans auprès d'un tourniquet La robinette et la guimbarde.

Là, d'un ventre-bieu ! qui valàî Dit d'une trongne Furibonde, Sans voir ny cecy, ny cela, Qu'ils lassent trembler tout le monde.

Là, pour faire les vieux routiers, Et qu'avec crainte ou les entende, Qu'en bons termes de savetiers Ils parlent du siège d'Ostande1.

i .« Ce n'estoit , ayant les troubles , qu'une meschante villette, la retraite des pescheurs, mais depuis bien connue par le plus mémorable et fameux siège qui toi jamais. Elle fut investie, autant que faire se pouvoit, l'an 1601 , le 5 juillet..., par le comle Frideric Vandemberghe (sic). » Parival, que nous avons cité d'abord (Abrégé de fliiil. de ee eiecle de fer, i654), est moins complet sur ce point que le sieur de Saint-Laïaw dans ses RemrqMei d'histoire, Paris, i63a. Il faut lire dans celui-ci le récit des prodiges accomplis a ce siège , encore fameui au temps oii Saint-Amant èWivoit.

I1E SOliOllILLES.

Là, de maint fascheux horion, Qu'un caporal nommé la Cocque Vous leur sangle le morion Jusques à la nique et la noque.

Là, que d'un maintien importun, Sur leurs murailles esbrechées, lia soufflent au lieu de pelun Des feuilles de choux mal sechées.

Là, dans les affaires d'estat, Plus avant que porcs dans la boue, Qu'ils dépeignent comme Alberstat Déconfit le brave Cordoue ' .

Là, qu'un gascon, enexaltant Son excelence, ou son altesse.

Baille pour bel argent contant Ses hauts exploits à son hostesse.

Et concluant par un : Et donc !

Ses beaux discours tous pleins d'empl Qu'il luy montre qu'un pied de long Le peut faire passer pour aze.

Mais encor, Muse , en i D'une si leste infanterie , Faut-il dire un mot en passant A la pauvre gendarmerie.

■ ■ Le contraire est vrai. «Le ao juin 1633, le duc Christian dp. Brunswick- A lberstadt sortit de Westphalie, venant pour passer h mitre du Mein su dessons de Francfort, podr joindre le Palatin et Hansfeld. Hais Tillj, CordoOa et d'Antaali, s'estant joints, l'attendent... Le 57 juin, il est deffait par les Impériaux... Alberstadl se sauva à guaj avec cinq cornettes. » (Rcaarijuti d'kiit. du sieur de Saint-Laxaie.)

Imprécation.

Que pour descharger i

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