‹ Œuvres complètes de Saint-AmantChapitre 23 sur 86 · IMPRECATION · texte numérisé non relu

IMPRECATION

i jamais j'entre dans Evreui , Puisaay-je devenir fiévreux !

Puissay-je devenir grenouille!

Puis&ay-je devenir quenouille !

me soit interdit,

Que la tigne avec la pelade Se jette dessus ma salade, Que je serre de Jacquemart , Qu'on me coupe le ppaxeftapr ; Bref , que cent clous gros d'apostume , Noirs et gluans comme bitume , M'environnent le fondement, Si j'y songe tant seulement.

Qu'à jamais la guerre civile Trouble cette maudite ville ; Que Pbebus, qui fait tant le beau, N'y porte jamais le flambeau ; Qu'il y pleuve des halebardes, Que tout ce que jadis nos bardes Ont prophétisé de malheurs , D'ennuis , d'outrages, de douleurs , De poison , de meurtre , d'inceste , De feu , de famine el de peste , S'y puisse bien-tosl accomplir, Et tout son domaine en remplir.

C.OO^IC

L'Enamouré»

Voilà ce qu'une ire équitable

Fit prononcer, estant à labié ,

De haine ardemment excité

Contre cette infâme cité,

Au plus beuin de tous les hommes

Qui boivent au temps où nous sommes.

0 bon yvrongne ! o cher Faret !

Qu'avec raison tu la raesprises !

On y voit plus de trente églises ,

Et pas un pauvre cabaret.

LENÀMOURÉ.

SjTSSî artueu ! j'en tiens , c'est tout de bon, m E&gj, Ma libre humeur en a dans l'aile , BfijHH ''uie 1ue Je préfère au jambon NHNWLe visage d'une donzelle.

Je suis pris dans le doux lien De l'arcberot idalien.

Cedieutelet, Sis de Cyprine, Avecques son afc my-courbé , A féru ma rude poitrine Etm'afaitveniràjubé,. ■

Mon esprit a changé d'habit :

Il n'est plus vesluderevesche*; Il se r'aflino et se fourbit Aux yeux de ma belle cbeyesche 3.

Plus aigu, plus clairet plus net

<7& La Naissance de Pantagruel. Qu'une dague de cabinet ,

li estocade la tristesse , Et , la chassant d'autour de soy, Se vante que la politesse Ne marcha plus qu'avecqnes moy.

Je me fay friser tous les jours , On me relevé la moustache ; Je n'entrecoupe mes discours Que de rots d'ambre et de pistache ; J'ay fait banqueroute au petun ; L'eicès du vin m'est importun :

Dix pintes par jour me suffisent; Encore , A falotte beauté Dont les regards me deconfisent, Est-ce pour boire à ta santé!

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