Btialate, cavalier. (S.-À
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Ne açauroit plus se retenir, Et comme un bon gros Tiresie Je vay donner dans ['advenir.
Mais d'où diantre peut desriver Cette humour chaude et profetique Qui dans mon timbre lunatique Vient tout à coup de s'esleverf Je n'ay point de laurier1 en gueule:
Ha dent, en guise d'une meule, Icy n'en a point ecaché *.
Ha! c'est donc de la vertu seule Du tic tabac que j'ay maschê.
Il me semble quej'enlrevoy, Dans la nuit des choses futures , Un fou tenter des avantures A se faire mocquer de soy.
L'Espagnol sur mainte rambade' Nous voudra donner une aubade A la barbe dn beau Menton * ; Hais luy-mesrae y fera gambade, RudempDt payé ton pour Ion.
A peine, o honte! aura-t'il veu Le fer bruyant en forme ronde Faire des ricochets sur l'onde,
i. Le laurier était consacré h Apollon, et par conséquent aux poètes et aux devins. — Le: poètes ont été souvent appelé* micht • tmitr.
i. Broyer, écraser.
3. Rambade , le lieu de la galère où se mettent les soldats pour oombatre. (S.-A.)
4. MmtoK, chasteau de plaisance sur le bord de la mer. (S.- A.) — La tille la plus importante de la principauté de Monaco après la capitale.
de Gibraltar.
Qu'il sera de cœur despourveu :
Au premier rot d'artillerie, I.e chaud désir de brouillerte Dans la crainte il r'engaisnera , Et d'une lasche raillerie Le derrière il nous tournera.
Le Gennois et le Florentin, Amis de ceux qui le présentent, Et qui par ce moyen s'eiemteot Des horions d'un bras mutin , Faisans passe- vogue1 à ses altos Fuiront comme des tourterelles Devant des milans affamez , Et renonceront aux querelles Qui pour luj les auront armez.
Les d ieui du liquide élément , Conviez chez un de leur trouppe, Sur le point de fripper lasouppe, Seront saisis d'es tonuement ; Un boulet de nostre tonnerre , Tombant sur leur table de verre Avec un fracas nompareil , Fera soudain voler à terre Tout leur magnifique appareil.
Là maint friand manger dressé Dans mainte écaille de tortue, Suivant la salière abbatue, Sera plaisamment renverse ; Là (si mes vitres* ne sont fausses) Ce coup heurtant parmy les sausses
i. Faitaiu paut-tofte, tanne de galère qui signifie rs il lotte Icar force. (S.-Â.)
a. Iles lunette, mes yeui ; si j'y vois clair.
3o6 Le Passage
Une baleine au court-bouillon , Neptune en aura sur les chausses Et Thêta sur le cotillon.
Plantons-les là pour reverdir, Et que ma Clion ne desdaigne De parler un peu de Sardaigne ,
Où nos gens yront s'esbaudir.
Des-jà je la voy ravagée ; Jà des-jà, la trongne changée Pour le dur sac de l'Orifran *, Elle beugle en vache enragée Qui mouche1 el frémit sous un tan.
Ses blez, ses vins et ses troupeaux Nous passeront entre les lippes; On raflera toutes ses nippes , Ses bombardes et ses drapeaux ; Et, sans une horreur pestilente Qui de celte place opulente Nous détiendra le long séjour, Jamais la Castille insolente Hy feroit battre le tambour.
Mais elle le faitbattreencor Au nez de Cannes", qui rechigne , Et le Renom, d'un air indigne , Par tout le prosne avec son cor ; Sainte-Marguerite envahie,
i. L'Orifran, seconde ville de Sardaigne. (S.-A.)
i. Souffler. — Ni Fureiière ni Richelel n'indiquent ce sens.
Cotgrave traduit moucher par : lu Mo», qui signifie également
moucher dans le sens moderne et souffler.