‹ Œuvres complètes de Saint-AmantChapitre 80 sur 86 · La Gaulle iiriesi\*e, an ïeadredi 19 ftïrier, rapport · texte numérisé non relu

La Gaulle iiriesi\*e, an ïeadredi 19 ftïrier, rapport

Triolets. 457

Hais il ne tient rien, le faux draule; ' On va voir nostra cœur à nu.

Un courrier d'Espagne est venu , Et tout sera bien-tost connu Du coslé de la vieille Gaule.

Un courrier d'Espagne est venu, Hais il ne lient rien, le Taux draule. II n'est plus, Tentant incertain'; Sa mort est seure et véritable; Soit la mère ou d'or ou d'estain , 11 n'est plus, l'enfant incertain;

longuement l'arrivée de l'agent espagnol envoyé par l'archiduc. Yov. sa harangue dans le Journal Se lotit ce qui s'est patte m Périment, p. aoi.

i. Saint-Amant désigne ici Tancrède de Rohan. On sait le scandaleux procès soulevé contre M™e de Rohan au sujet de cet enfant, que Patru, dans son plaidoyer, regarde « comme un vil garçon de boutique, et peut-cire le fruit du libertinage de quelque valet», supposé par sa mère n sans autre dessein qne de perdre sa propre fille, dont le mariage, agréé du raj, de la revue et de H. le duc d'Orléans, applaudi de toute la cour, ayoit perverti en elle tontes les affections d'une mtre , et lui avoit inspira toute l'amertume d'une marâtre. » — Voy. dans Tallemant , éclaircie par de curieuses noies, toute l'histoire de Tancreie. Sa vie a été écrite par le P. Griffet. — Lu Gaulle HHett*t en parle longuement. Voici , a ce sujet, quelques vers, que nous croyons inédits, de M™' de Sévigné ; ils se trouvent dans la collection Maurepas, année 1649, 1" 139 :

Citmes tur Tsir

458 Les nobles

Il n'es toit nj bas , ny hautain.

Est-ce une chose lamentable ? Il n'est plus, l'enfant incertain; Sa mort est seure et véritable.

Tous les grans semeurs de billets* Ont mal espandu leur semence; Ils n'ont pas cueilly des millets Tous lea grans semeurs de billets , Et pour leurs sévères fueillets Ils ont eu besoin de clémence.

Tous les grans semeurs de billets Ont mal espandu leur semence.

Les maux croissent de jour en jour, Les choses vont de pire eu pire ; En l'une comme en l'autre cour Les maux croissent de jour en jour.

Garde* quelque diable de tour Au détriment de cet empire !

Les maux croissent de jour en jour, Les choses vont de pire en pire.

Aux bons François des deux costez La propre palme est une ortie ; Les secours sont des cruautez Aux bons François des deux costez;

i. Prut-êire s'agit-il de liilleta comme ceux donc parle Guy Patin dans sa «3i« lettre :

« Il court ici nn brait que l'an a semé quelque billet dans la chambre du cardinal Mazarin , qui contient ces paroles: o Vous estes prie 'd'assister aux convoy, sartice et enterrement 0 de feu monseigneur l'eminentissime cardinal Mazarin. » Il me semble que ces gens-la sont bieu hardis; je ne voudrais point m'exposer a un tel hazard : il n'en peut armer que du

i. Gare!

Triolets.

Mus Mars, en termes effrontei , Dit : Qui bien ayme bien chastie.

46o Les nobles

C'est assez , noble Parlement.

Beuvons ensemble vistement ; A080 y bien tout le peuple crie :

C'est assez, noble Parlement, Faisons la paix , je voua eu prie.

De peur d'esire en plus mauvais point.

Rendons-nous au roy qu'on adore ; Je tremble sous mon vieux pourpoint De peur d'estre en plus mauvais point.

Ne disons plus tant: Point, point, point; Clion vous en conjure encore.

De peur d'estre en plus mauvais point , Rendons-nous au roy qu'on adore.

En doit-on espérer du bien.

De cette illustre conférence ?

Parlez , vous ne respondez rien ?

En doit-on espérer du bieii 1 Chascun sera-tll sur le sien ?

Y voyez-vous quelque apparence?

En doit on espérer du bien De cette illustre conférence ?

Mais cela s'entend sans parler, L'œil sert d'oreille en cette enqueste ; Voetre voix le voudroit celer, Nais cela s'entend sans parler.

Tout yra bien , il faut baler, Vous en rcspondez de la teste, Hais cela s'entend sans parler, L'œil sert d'oreille en celte enqueste.

Avec les grimaces d'esprit

février au 14 mars, une demième conférence, ouverte à Sainl- Gennaro-eD-Laye le 16 mars ei close le a avril, amena la Si de la première période des guerres de la Fronde.

Triolets.

Fardez-vous point ce qui se couva?

Le siècle cet art nous apprit , Avec les grimaces d'esprit; La morale voua en reprît , Mais la politique l'approuve.

Avec les grimaces d'esprit Fardez-vous point ce qui se couvre T

Non, dod, fidèles députez, , Le vray s'estale eu vostre mine ; A tout de l'œil vous repartez :

Non , non , Bdeles députez.

Les bons frondeurs sont bien traitez.

Et l'on ne craint plus la lamine.

Non, non, fidèles députez, Le vray s'estale en vostre mine.

Noslre olive est nostre laurier, La pair triomphe de la guerre; Adieu le fol avanturier, Nostre olive est nostre laurier ; Adieu le bruit de l'armurier, Puisque l'on chaule au son du verre.

Nostre olive est nostre laurier, La paix triomphe de la guerre.

Quand l'an qui court se fermera < J'ouvriray mon douziesme lustre.

l'ignore ce qu'on tramera Quand l'an qui court se fermera ; Hais je scay qu'à qui rimera Je pourray passer pour illustre.

Quand l'an qui court se fermera J'ouvriray mon douziesme lustre.

,,Ce>vt

la Les nobles Triolets.

Du monde qne j'ay tau partout , Ha foy, je lie sçay plus que dire ; Partons- en pourtant jusqu'au bout Du monde que j'ay vnu partout.

L'un est , l'autre me ;

L'un me fait pleurer, l'autre rire.

Du monde que j'ay veu partout , Ha foy, je ne scay plus que dire.

SONNET

A Monsieur l'abbé as Villiloih.

MWBgafl are et fameux abbé, qui sur tout l'univers m |KjS Avec ud soin moral exerces ton estucle, S É^SS ^' dont l'ame héroïque et lafranche habitude SÈSfflpS Réparent les deffauts de ce règne pervers.

Verrons-nous ycy-bas cent changeai eus divers, Soit au particulier, soit dans la multitude , Sans qu'il arrive enfin quelque vicissitude Favorable aux besoins des grands forgeurs de vers?

L'or et les diamans brillent dans leurs ouvrages; Ils morguent, en discours, les indignes outrages Du temps, de la fortune et de l'adversité;

Cependant, en effet , ces messieurs les sublimes, Parmy leurs vains trésors sèchent de pauvreté, Et les plus gras d'enlr'eui ne sont riches qu'en rimes.

A Moniteur ne Bhuslon -Dejsbaht.

^SgjgR ui diantre auroit pensé que la guerre en ce lieu Ffâtel lll ^U6t a"um* sa l°Tl:he aux glaces de la bise? LfgKpift A Paris un blocus? ô l'estrange surprise ! 3wurtfc^ J'ensuisaussypenaut qu'un cochesansessieu. Encor, si j'estois sain, je prendrais quelque espieu ;

464 Le vol nocturne.

Hais je languis d'un mal qui l'os me cautérise , Et pourrois triompher aux portes d'une église , Montrant en pauvre diable une jambe de Dieu.

Illustre et cher Bruslon , cœur que ma peine touche, Je ne puis plus pourtant faire la femme en couche Dans le jeusne forcé dont j'ay suby les lois;

Et malgré les douleurs que jesouffre en ce membre , La faim, qui, comme on dit, chasse le loup du bois, Obligera le mien i sortir de ma chambre.

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