‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 267 sur 301 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

A Bangor. — La maison de l'archidiacre.

Entrent HOTSPUR, WORCESTER, MORTIMER ET GLENDOWER.

MORTIMER. — Ces promesses sont belles : nos partisans sont sûrs, et notre début présente les plus belles espérances.

HOTSPUR.— Lord Mortimer,— et vous, cousin Glendower, voulez-vous que nous nous asseyions ? — et vous aussi, mon oncle Worcester. — Malédiction I j'ai oublié la carte.

GLENDOWER. — Nou : la voici. Assieds-toi, cousin Percy, assieds-toi, mon bon cousin Hotspur : toutes les fois que Lancaster parle de vous sous ce nom, son visage pâlit ; et poussant un soupir, il vous souhaite le ciel.

HOTSPUR. — Et à vous l'enfer, toutes les fois qu'il entend prononcer le nom d'Owen Grlendow^er.

GLENDOVs^ER. — Je uc poux Tcu blâmer : lors de ma naissance, le front du firmament se remplit de figures enflammées et de signaux brûlants, et à Tinstant où je vins au monde, les immenses fondements de la terre tremblèrent comme un poltron.

HOTSPUR. — Eh bon I ne fussiez-vous jamais né, la chatte de votre mère eût-elle simplement fait ses chats, le globe n'en aurait pas moins tremblé dans ce moment-là.

GLENDOWER.— Je VOUS dis quo la terre trembla quand je naquis.

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