‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 268 sur 301 · ACTE III, BCftNE I. 4SI · texte numérisé non relu

ACTE III, BCftNE I. 4SI

ttôTSPtJR;-^fit je diSi molj çufe 6i veùs ^tippeee» ipie ce sôît de peux^ de voue, la tei'rë et huh tidûs ne notis refi^ semblpns guère.

GLENDbWÉït:— Le cM ëtalt tout en ffeù, et in tefte a tremblé.

HOTSî»tJïi.ii-Eh bien, la terre aura tremblé de voir le ciel en feu, et non pas de terreur de votre naissance; Souvent la nature tiialade lance d'étranges éruptionâ ; souvent là terre en travail est pressée et tourmentée d'une sbrte de colique causée par Ifes vents dêsordonnéd que renferment ses entrailles. En s'^otçant de sortir^ ils secouent cette vieille bonne dame de terre, et jettent à bas les clochers et les tours couvertes de mousse; Sans doute qu'à votre naissance notre grand*mère la terre, souffrant de cette incommodité, se sera agitée de douleut.

GLENDOWER.— Cousin, il est bien des hoinmes de qui je ne souffre pas ces sortes de contradictions. — Permettez-moi de vous répéter encore qu'à ma naissance le front des bieux is'est couvert de figures énflainmées^ que les chèvres sont descendues des montagnes, et que les grands troupeaux ont épouvanté les plaines de leurs étranges clameurs. Tous ces signes m'ont annoncé comme un être extraordinaire, et tous les événements de ma vie démontrent que je ne suis pas dans la classe des hommes vulgaires. Quel homme parmi les vivants^ de tous ceux qu'enferme la mer qui gronde autour des rivages de l'Angleterre, de TEcosse et des terres de Galles, peut se vanter de m'avoir jatnais appelé sën élève, ou de m'avoir enseigné à lite? Trouve£-moi un simple fils de femme qui puisse me suivre dans les pénibles sentiers de la science, ou m'accompagner dans la t^cherche de ses profonds secrets?

HOTSPUR. — Je crois bien qu'il n'est point d'homme qui parle mieux le gallois. — Je vais dîner.

MORTiMER. — Finissez, cousin Percy; vous le rendrez fou.

GLENDOWER. — Jo puis app^or les esprits du fond de Tabime,

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HOTSPUR,— Et moi aussi je le peux, et il n'y a pas un homme qui ne le puisse ; mais viendront-ils quand vous les appellerez?

GLBNDOWER.— Et je puis VOUS apprendre, cousin, à commander au diable.

HOTSPUR.— Et moi, cousin, je puis vous apprendre à faire honte au diable en disant la vérité ; dites la vérité, et vous ferez honte au diable ^ Si vous avez le pouvoir de révoquer, faites-le venir ici, et je jure bien que j'aurai le pouvoir, moi, de le faire enfuir de honte. Oh I tant que vous vivrez, dites la vérité, et vous ferez honte au diable.

MORTiMER.— Allons, allous, finissons tous ces inutiles bavardages.

6LEMD0WER. — ^Trois fois Henri Bolingbroke a levé une armée pour m'attaquer, et trois fois je vous l'ai renvoyé des rives de la Wye et de la sablonneuse Sevem sans avoir pu porter une seule botte •, et battu des orages.

HOTSPUR.— Sans bottes et par le mauvais temps encore ! Comment diable aura-t-il fait pour ne pas gagner la fièvre ?

GLENDOWER. — Allous, voici la carte. Ferons-nous par tiers, comme nous en sommes convenus, le partage de nos droits?

MORTiMER. — L'archidiacre a déjà tracé avec une parfaite égalité les limites des trois parts. L'Angleterre, depuis la Trent et la Sevem jusqulci, au sud et à l'est, m'est assignée pour tûon lot. Toute la partie de l'ouest, et le pays, de Galles au delà des rives de la Sevem et toutes les terres fertiles comprises entre ces limites, sont à Owen Glendower. Et à vous, cher cousin, tout le reste vers le nord, à partir de la Trent. Déjà nos trois traités de partage sont dressés. Après les avoir mutuellement

1 Tell truth and shame ihe deviL Proverbe.

* Hcwe IserU him

Bootle$s home, and ioeather leaien hack Hom€ without hooh !

Jeu de mots entre boot, butin, et boot, botio.

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