‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 277 sur 301 · T. TI · texte numérisé non relu

T. TI

PAL8TAPF. — En Toilà un qui a eu sa bonne part; qu'il vous paye.

l'hôtesse. — Lui? Hélas ! il est pauvre, il n'a rien.

FALSTAFF. — Comment ! pauvre? Voyez sa figure. Qu'appelez-vous donc riche ? Il n'a qu'à monnayer son nez ou ses joues. — Je ne payerai pas un denier. Est-ce que vous méprenez pour im nigaud? Comment, je ne serai pas libre de prendre mes aises dans mon auberge, sans être exposé à avoir mes poches dévalisées? J'ai perdu un cachet en bague de mon grand-père, qui vaut quarante marcs.

l'hôtesse. — Oh I Jésus I j'ai entendu le prince lui dire, je ne sais combien de fois, que cette bague n'était que du cuivre.

FALSTAFF.— Comment? Le prince est un drôle et im écornifleur, que je sanglerais comme un chien, s'il était ici, et qu'il osât (Ûre cela. {Entrent le prince Henri et Poins au pas de marche ; Fàtstaff va à leur rencontre, jouant du fifre sur son bâton.) Eh bien, mon garçon? Est-ce que le vent souffle par là, tout de bon? Faut-il que nous marchions tous?

BARDOLPH. — Oui, dcux à dcux, à la façon de Newgate.

l'hotesse. — Milord, je vous en prie, écoutez-moi.

HENRi.-^Qu'est-ce que tu dis, madame Quickly ? Gomment se porte ton mari? Je l'aime bien, c'est un brave homme.

l'hotesse. — Mon bon prince, écoutez-moi.

FALSTAFF. — Je t'en prie, laisse-la et écoute-moi.

HENRI. — Qu'est-ce que tu dis, Jack ?

FALSTAFF.— La Huit dernière je me suis endormi derrière la tapisserie, et on m'a vidé mes poches. Cette maison est devenue un mauvais lieu, on y vole dans les poches.

HENRI. — Qu'as-tu perdu, Jack?

FALSTAFF. — Tu m'cu cToiras si tu veux, Hal, j'ai perdu trois ou quatre obligations de quarante guinées chacune, et un cachet en bague de mon grand-père.

HENRI. — Quelque drogue, de la sonune de huit pence.

l'hotesse.— C'est ce que je lui disais, milord, et j'ai

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