‹ Œuvres complètes de Thomas, de l'Académie française;Chapitre 14 sur 100 · SUB THOMAS. XXXI · texte numérisé non relu

SUB THOMAS. XXXI

le roi et le TnÎDÎstre, il s'écrie : a O Henri IV !

iôSully! ô doux épanchements des cœurs ! soins

«consolants de Tamitié ! c'était auprès de Sully

(que Henri IV allait oublier ses peines; c'était

ta lui qn il confiait toutes ses douleurs. Les

« larmes d'un grand homme coulaient dans le

«sën d'un ami. La franchise guerrière et la

«douce familiarité assaisonnaient leurs entre*

«tiens; il n'y avait plus de sujet; il n'y avait

« plus de roi ; l'amitié avait fait disparaître les

« rangs.Maîs cette amitié si tendre était en même

« temps courageuse et sévère de la part de Sully.

m A travers les murmures flatteurs des courtisans,

« Sully faisait entendre la voix libre de la vé*

«rité(i). j»

Après avoir peint la douleur de Sully, appre* aant l'assassinat de son ami, il continue en ces termes : « Mais quels furent ses sentiments, « lorsque, dans le palais dont toutes les mu- « railles étaient couvertes des marques du deuil « et de la mort , dans ce palais où étaient encore M déposés les restes du roi , presque aux pieds « de sa tombe , et à la lueur des torches funèbres, c il aperçut la joie de la nouvelle cour; joie « plus cruelle pour lui, que s'il avait vu enfoncer

(ij Tome lll,pagei3i.

XXXrV NOTICE

« oppose tm ooncuireot en faiseur duquel Plmslin , «rd'Argental «t^sa femme* briguent des "vôîx à h. tf Tille, à la cour. Us de Tarifent -d'en iréunir un cti*ès<^^iMl nombre, <t'je les crains; car > ce «concurrent, c'est Thomas. — Je necrdispas, « luidîsKJe, que Thomas se préteàeetle manœu- « TTC. — Mais, me dtt*il , Thomas yest fort embar- « rassé. Yous saTez qu'ils l'ont empêtré* de bien- « fiiîfts , àe reconnaissance ; ensuite ils l'ont enci ga^^e loin A penser k • FAcadémie ; et, sar ce ' «qu'il leur a fait obserrer que sa qualité de se- « crétatreopertoanel idu' miailtre* ferait obstacle « à son élection , Praslin lui' a obtenudu roi im ffbreTet qui ennoblit sa. place. *A' présent' que «l'obstacle est leTé, on exige qu'il se présente, « et on lui répcmd delà grande pluralité ^dêSToix. « Il est à Fontainebleau en préseiiee: dè^«on<«ii* « tristre f et obsédé par d-Argental; }e<^k)Us con- « seille de l'aller Toir.

«Je partis, et en ar-mimt j'écrivis à Thomas «pour lui demander un rendez^Tons. Il répondit « qu'il se trouTerait sur les cinq heures au' bord «du grand bassin. Je l'y attendis; et- en l'abor- «dant:^ — Vous vous donte2 bien, mon ami, lai «dis-je, du sujet qui m- amène. Je riens savoir «de TOUS si ce que Ton m assure est Trai; et je « lui répétai ce que m'aTait dit d'Aionbert. —

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