SUR THOMAS. XLIX
approfondies et variées. L'auteur sy raonlre paiement versé dans l'art militaire , daus la julisprudeiice et la législation, dans la science de radramistrateur et de l'homme d'état, dans les mystères de la métaphysique et de la nature.
Son style imposant et grave a l'empreinte d'une ame élevée et d'une imagination forte ; mais ou y voudrait plus de souplesse, de grâce, en un mot, plus de facilité. Enfin, l'on voudrait moins d'uuiformité dans ses plans, et que les physionomies de ses personnages offrissent moins souvent le même dessin et la même couleur.
Au surplus, si la critique n'a pas épargné ces cinq éloges, il n'y a qu'une voix sur le mérite des notes qui les accompagnent. Pleines de substance et d'intérêt, elles sont écrites d'un style toujours convenable, et quelquefois avec une ingénieuse simplicité.
Depuis plusieurs années, le fils de Louis XV, le Dauphin, sur qui reposaient les espérances des Français ,. portait dans son sein le germe d'une maladie à laquelle il succomba le ao décembre 1765, après avoir été, dans ses longues souffrances, le modèle d'une héroïque et pieuse résignation. On ne peut trop déplorer cette mort prématurée, surtout si ce prince aux meilleures intentions, à un esprit étendu, à des connais- 1 d