SUR THOMAS. LXXV
sonnels à une ambition démesurée et à la soif de la vengeance ?
Thomas ccmsacra un hommage A la mémoire de madame G^*{Geoffrin) (i), sa bienfaitrice, morte en 1777. «Un de ses amis, qui lui était « tendrement attaché, écrit-il à madame Monnet, « a voulu lui dire ce dernier adieu que les an- K ciens adressaient dans les cérémonies funèbres « à ceux qu'ils avaient aimés. Le ton de cet ou- « vrage est très«imple , et il devait l'être ; mais «le sentiment et la vérité l'ont dicté d'un bout à « l'autre. Après cette lecture, vous connaitree cette cfeiimie qui a été long-temps célèbre, comme « si vous eussiez passé votre vie avec elle (a). » L'auteur se servit de cette épigraphe souvent employée: Nullifiebiliorquàm mihi; mais il n'a jamais rieu écrit d'une simplicité aussi exquise que cet opuscule : ses réflexions sont celles d'une ame pénétrée ; c'est la reconnaissance qui réunit les traits d'uite image chérie. D'Alembert et l'abbé Morellet payèrent également leur tribut à la bienfaisance de madame Geoffrin.
Ce petit ouvrage de Thomas est le troisième auquel il n'ait pas mis son nom : il ne s'était pas
(j) Tome m, page 4o5.
(a) Tome VI, page ia4 , leUre du 10 octobre 1777*