SUR THOMAS. XCIII
Mifits est celui qui prétait le pfus à la poésie technique et descriptive.
Le début du premier chant de la France est riin des morceaux où Thomas a le mieux manié rinstrument poétique. Il j parle de lut-méme: c'esl uu double motif pour le citer dans une notice destinée à le faire connaître.
Enfin, je te salue, 6 ma patrie! 6 France!
CUnat chéri da eiel, berceau de mon enfance,
Où des arts enchanteiirs je puisai les leçons,
Où ma tremblante voix forma ses premiers sons,
Où, d*iiiie dMeur naissa&te éprouvant le délire.
Jeune encor, j'essayai les accords de ma lyre.
Jeuue , je m'en souviens , souvent je m'é<;arais
Dans les senders déserts de ces vastes forêts.
Du saiot entbonstasme éternelles demeures.
Là, sur moi le soleil faisait rouler les heures,
Et moi, je méditais déjà de longs travaux;
Je mêlais mes accents au bruit lointain des eaux ,
Au frémissement sourd de l'antique feuillage.
Quelquefois des héros je croyais voir Timage;
Souvent , dans les détours d'un bois religieux.
Le fantôme de Pierre apparut à mes yeux.
Me deomnda des chants, des chants que, dans l'ivresse.
Peut-être imprudemment lui promit ma jeunesse.
Oh ! que n'ai*je vécu dans ce siècle brillant ,
Où Loais, d'un regard, sut créer le talent;
Quand ce roi, couronné des mains de la victoire.
Éclairait tous les arts des rayons de sa gloire !
Que j'eusse contemplé, d'un œil respectueux,
De Corneille vieilli le front majestueux !