‹ Œuvres complètes de Thomas, de l'Académie française;Chapitre 50 sur 100 · JOIITTS A LA NOTICE. CXV · texte numérisé non relu

JOIITTS A LA NOTICE. CXV

moi en particulier, j'ai beaucoup de part aux querelles qu'on vous &it. Prenez-y garde, quelqu'un s'avisera de tomber malade tout de bon, puisqu'il ne faut pas moins pour roQs attirer ; et chacun j trouvera son compte. D'abord le isaiade guérira, les autres ensuite auront le plaisir de vous voir et de tous entendre. Je suis on ne peut plus sensible à fotre attention obligeante de m'envoyer des livres. Je connaissais la Péiréadej détestable poème sur le plus beau des sojets, composé par un prétendu chevalier que son ouvrage n'a poîni enrichi. L'autre poëme ne m'était connu que de nom, je sais qu'il est estimé à Genève, et j'aurai l'honneur de voos le renvoyer dés que je l'aurai lu. Je ne deviens pas grand chimiste, je n'ai presque rien lu depuis votre départ, je ae sois point assez à moi pour suivre cette étude, mais vous m'en avez donné le goàt , et je m'en occuperai sûrement à Paris. Conservez parmi les procès et les malades votre précieuse gaieté, elle ne se trouve guère en si mauvaise compagnie , mais vous la mènerez partout ; en la sentant tous êtes sàr de l'inspirer. Nous autres poètes, vous savez bien que nous disons qu'Apollon fut l'inventeur de la médecine : or , ce dieu était fojt gai, il courait après Daphné, répandait le joor, Élisait des vers , et les chantait sur sa lyre. Vous ferez comme lui, et les Daphnés ne vous fuiront pas. Adieu, monsieur, je TOUS embrasse de tout mon cœur, et suis avec un sincère et parfait attachement , etc.

LETTRE '

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