‹ Œuvres complètes de Thomas, de l'Académie française;Chapitre 56 sur 100 · CXXII MORCEAUX · texte numérisé non relu

CXXII MORCEAUX

Agrées les hommages d'admiration et du tendre respect avec.lesquek j'ai Thonneur d'être , etc.

LETTRE

DU MÊME A M. BESEMFANS.

Monsieur, j'ai lu la brochure (i) où vous prenez soin de justifier la mémoire de Fénélon contre les imputations de milord Chesterfield ; je suis entièrement de votre avb, et je ne crois pas qu'il soit permis de soupçonner une vertu si pure d'un crime aussi bas. On ne peut douter , en lisant la lettre de M. de Fénélon , que madame de Maintenon ne fût déjà mariée ; que Ton pèse ces termes qui sont dans la lettre:

« Il est vrai, madame, que votre état est une énigme, mais « c'est Dieu qui l'a fait; vous ne l'avez pas désiré, vous ne « l'avez pas choisi, pas même imaginé, c'est Dieu qui Ta fait : « il vous cache ses secrets et en cache aussi au public, qui « le surprendraient si vous les lui disiez comme à moi. C'est « le mystère de Dieu, il a voulu que vous fussiez élevée « pour sanctifier ceux qui sont dans l'élévation : vous êtes à « la place des reines, »

Je demande à tout homme véritablement impartial, si on peut désigner plus clairement le mariage de madame de Maintenon avec Louis XIV, et cette espèce de grandeur à demi voilée, qui, plaçant une simple particulière à côté du trône, lui donnant la plus grande influence sans la

(i) Lettre k macUme de Montaga , an sujet d*ane lettre de Chesterfield, où M. de FénéloD est calomnié. Angl. et franc. , Londres, 1771X , in- 8".

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