‹ Œuvres complètes de Thomas, de l'Académie française;Chapitre 63 sur 100 · LETTRE DE M. DE FONTAWES · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE FONTAWES

kVX AUTRUaS DB L4 D^CADR , DU lO MSSSIDOm AN IV. (Juin 1796.)

Citoyens ,

Je retisaîs dernièrement la sixième satire de Juvénal ; ma némoi^ m'a rappelé quelques vers de Thomas, qui n'ont jamais été imprimés , et où il a traduit fort heureusement l'un des plus énergiques passages du poète latin. Ils furent faits à la suite d'une gageure entre quelques gens de lettres , rassemblés à Marly, où se trouvait alors Thomas. On prétendait que la poésie française ne pouvait rendre avec fidélité certains détaik des satires de Juvénal , et on cita surtout pour exemple la peinture des excès de Messaline. On alléguait l'aotorité de Despréaux :

Le Latm , dans les mou , brave Hionnéteté ; Mais le lectenr firaD^U vent être respecté, etc.

Thomas, animé par la difficulté, fit le lendemain les vers que je vous adresse, et que je crois avoir exactement retews. Il est bon de citer d'abord ceux de Juvénal :

. . . Dormire Tirain qaiim senaerat nxor , Ansa palatino tegetem pnpferre cabili ,

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