XVI NOTICE
mois après Maurice (i); il laissait une mémoire vénérée, et ne méritait pas moins que le héros saxon les hommages de notre premier corps littéraire. Ayant à nous entretenir d'un magistrat qui fut l'oracle de la justice , l'orateur cherche moins à nous émouvoir, qu'à nous instruire. Ayant à nous représenter un sage , qui fut le modèle de toutes les vertus publiques et privées, il semble avoir voulu ne parler qu'à l'esprit et à la raison. Il s'interdit les mouvements passionnés, qui lui coûtent ordinairement de longs efforts; et s'il ne s'élève guère aux traits d'une haute éloquence, il ne tombe pas non plus dans les écarts d'une fausse chaleur.
Cet éloge offre des corrections du même genre, mais moins nombreuses que celles de l'éloge du comte de. Saxe. L'Histoire de la légis]||^n française est une addition précieuse de neuf pages, qui est le résultat d'un savoir étendu et bien digéré (a).
Thomas avait concouru la même année pour le prix de poésie ; son Épttre au Peupk obtint le premier accessit. On lit dans les Mémoires de Marmontel les détails suivants, qui se rappor-
(i) Le 9 février 1761.
(a) Tome III, pages 2o3 à 21a.