‹ Œuvres complètes de Thomas Reid, chef de l'école écossaise, publiées (volume 2)Chapitre 68 sur 84 · CARACÏÈRES GÉNÉRAUX DE LA DUREE · texte numérisé non relu

CARACÏÈRES GÉNÉRAUX DE LA DUREE

tité choisie pour ufiité , se compare aux autres par la superposition.

II semble difficile, pour ne pas dire impossible, que ces deux conditions de la mesure soient remplies pour la durée. Comment déterminer tellement une portion de la durée qu'elle devienne une unité précise , c'est-à-dire une mesure? Et en supposant cette détermination possible, les parties de la durée étant successives, et aucune ne pouvant être retenue , autrement elle ne s'écoulerait pas , la superposition demeurerait impraticable. Cependant il est de fait que nous mesurons la durée, et que nous ajoutons une pleine confiance aux résultats que nous obtenons : tous les actes de la vie impliquent cette confiance. C'est un autre fait que bien que nous mesurions la durée par les portions égales de l'étendue parcourues par un corps en mouvement , c'est-à-dire indirectement , cette méthode indirecte présuppose la mesure directe; car elle implique que nous savons que les espaces égaux spnt parcourus dans des temps égaux. Nous mesurons donc directement la durée: comment? c'est une question difficile, sur laquelle nous reviendrons. Bornons-nous pour le moment à décrire le procédé par lequel l'étendue devient pour l'homme la mesure artificielle de la durée.

I^ durée sera mesurée avec certitude par l'étendue , si nous découvrons un rapport invariable de la durée avec rétendue. Or, nous le découvrons par le mouvement. — Le mouvement est successif; il s'opère donc dans la durée; mais il s'opère aussi dans l'étendue; c'est l'étendue qui le constate. Il suit de là que dans le mouvement uni-» jv. a 3

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forme , les parties de 1^ durée sont entre eU^ comice le» parties de l'étendue parcourue , et que l'une des parties de cette ét^due étaat prisse poyr unité , spK\ ra(ppprt ^vec toutes les (^utres ps^rties de l'étendue donne k rapport de l£^ partie cpjcresp^on^an^e de la durée av^c toutes les autres p9,rtiç$ de la durée; l'un étant connu, l'avare IfesrI aussi, puisque ce sont des rapports sen^I>la]|>l^a: ce. que To^ ex* prime d'une manière plus vague , mais sufQsai^ment exacte , en disant que La durée est fidèlement représentée par l'étendue. Mais exi&te-t-il , dans le fait, des niouvements unifo^rmes , et par conséquent , avons-nous , dans le £siit, une mesure absolue de la, durée ? Oui ,^ la nature a mis spus. Içs yeux die L'homme uji iQOiuvçment uniforme, qui est le n^oijiyement apparent du ciel , produit par la révolution diurne de la terre sur son ax:e. Quoique ce inouvem.ent soit sujet à quelques inégalités , coi^na^ ^.Ues sont reconnues et déterminées ayec la plus grande pré* cisioi^ et qu'on en tieat coinpte, la mesure du temp^ dans les limites que nos, Êicultés atteigneo;t , n'est pas plus inexacte que ceUe die l'étendue eHe-mêine> L'unité de cette u?,e&Uii;'e est Ije jjouç; le rapport du jour à l'espace parcouru par un point de l'équateur étant invariable ,toutes les parties de la durée qui sont diçs multiples ou des sous-multiples du jour ont entre elles le n^qae rapport que les esp^es multiples o\^ soustrmultiples de 1^ circonférence de l'équaten^ ; d'pîi il suit que le rapport de ceux-ci étant donné , le rapporti d^s pai^ties correspondantes de la du^^ est connu avec çertitudç, pui^ue ce sont des rapports sc^nïbbbles.

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