‹ Œuvres complètes de Thomas Reid, chef de l'école écossaise, publiées (volume 3)Chapitre 33 sur 81 · TO · texte numérisé non relu

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l48 ESSAI III. PART. III. — CHAPITRE V.

te mot qffîcium , xclQmop , s'étendait également à Vhon* nête et à Y utile; en sorte que toute action raisonnable/ procédant soit d'un .sentiment de devoir, soit d'un calcul d'intérêt, était appelée offîcium. Cicéron le définit, Tac- tion dont on peut donner une raison plausible; « id quod « çur fiïctum sit, ratio probabilis reddi potest. » Nous avons coutume de 1^ traduire par le mot devoir, mais le terme latin est plus «tendu. En effet, dans notre langue le mot devoir n'embrasse que ce que les anciens appelaient honesturn. C'est pourquoi Cicéron, et Panétiusv avant lui, traitant des offices^ indiquèrent d'abord ceux qui sont fondés sur ¥ honnête, et ensuite ceux qui sont 'fondés sur Yutile.

Le système philosophique le plus ancien sur les principes d'action de l'ame humaine, et selon moi, le plus conforme à- la nature, est celui que nous trouvons dans quelques fragments des premiers Pythagoriciens , et que Platon adopta et développa dans quelques-uns de ses dia- , logues.

D'après ce système, il y a dans l'ame un principe régulateur qui , comme le pouvoir suprême dans une république, a caractère et droit pour gouverner. Ils appellent raison ce principe souverain. C'est lui qui distingue les hommes adultes des brutes, des idiots, et des enfant?. Les principes inférieurs, qui sont soumis à son autorité sont les passions et les appétits, qui nous sont communs avec les animaux*

Cicéron adopte ce système et l'exprime de la manière la plus heureuse dans le passage suivant : « Duplex enim « est vis animorum atque naturae : una pars in ^appetitu - « posita est, quae hoiniriem hue et illuc rapit, quae est « oppri graece; altéra in ratione, quae docet, et explanat « quid faciendum fugiendumve sit. Ita fit ut ratio praesit , • « appetitus obtemperet. »

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