‹ Œuvres complètes de Thomas Reid, chef de l'école écossaise, publiées (volume 4)Chapitre 57 sur 77 · FRAGMENTS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

FRAGMENTS HISTORIQUES

Résumé de la Théorie des idées.

( a* LEÇoir Dt LA 3^ AirirÉB. )

M^us avons posé en feit , dans la première leçon , que la- pbik>spphîè moderpe est sceptique sur Texistenoe du moade extérieur, soit qu'elle le sache ou Tignore^ soit qii'élle y consente pu s'en défende. Pour découvrir les oauses de ce singulier résultat de tant de travaux, de tant d'études^ de la nature humaine^ la plupart si ingénieuses €ft si profondes , nous avons tenté de résoudre la croyance d^uB monde extérieur dans les éléments nécessaires qui la constituent. Nous avons indiqué ces éléments ; nous avons fait voir qu'ils consistent dans un certain nombre de noti€m& simples , qui dérivent de l'exercice des sens , de la conscience et de ta mémoire, et dans plusieurs lois de la pensée ou croyances primitives , qui assemblent et combinent ces notions particulières et contingentes en vérités nécessaires et universelles. Si notre analyse est exacte, il est évident que tout système où il aura été inséré un élément de plus, rendra aiitre chDse que le monde extérieur > et que tout système où il manquera uft seul de ces élém^ts, ne pourra pas reproduire ta crc^anee du monde. Les philosophes, avons-nous dit, sont tombés dans l'une et l'autre erreur ; dans la première , lorsqu'ils ont créé >

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SOUS le noia aidées ^ des êtres représentatifs des corps ;^ dans la seconde , lorsquUls ont réduit toutes nos facultés, cognitives ou perceptives à la conscience. Nous avonsv ajoute que ces deux erreurs sont à peu près communes K toutes les écoles.

Je prie que Fon veullte observer que je n'àgîte pas cette > question : Y a-t-il un monde extérieur ? Ce serait deman-. der en d'autres termes si le témoignage de nos facultésest pour A0U3 une garantie sufQs^ate de la v<érijté \, question qui mettrait fia à toute philosophie. Je, n'ai pas pourobjet noxi plus de prouver que nos facultés noys. attestent l'existence d'un monde extérieur ; l'opinion du genre hu* main , à cet égard , ne peut pas être révoquée en. doute* Je me propose seulement d'expliquer comment iL^t ar-, rivé que cette cray^nce universelle 4 été combattue par la. plupart des philosophes , et cpmmeat la philosophie se. trouve ainsi ea contradiction ayec le sens commun des; hommes.

La pren^ère c^use, la plus ancieune et la* plus gêné-raie, se trouve dans. l'hypothèse des idées représentatives.. Je vais exposer cett<s hypothèse très-succinctement, parcequ'elle a été l'objet presque unique de la première stuuéedu cours, et qu'elle a souvexit été rappelée dans k seconde année. Je dois V indiquer l'origine de l'hypothèse, des idées; 12* faire voir en quoi elle consiste;. 3;'' montrer, qu'elle est reçue par tous les philosophes modernes , ex-. cepté Arnauld, qui l'a combattue le premier, et Reid, qui l'a entièrement détruite ; 4® prpuver qu'elle, conduit an., scepticisme.

RÉSUMi DE LA. THiSoRIE DES IDÉES. Zag

L'origine de l'hypothèse des idées est dans l'orgueil de l'esprit humain , qui veut tout expliquer , et dans l'habitude que nous avons contractée de transporter les lois du monde jphysiquè dans le monde intellectuel, habitude dont le langage tout métaphorique de la phUosophie nous &it presque une nécessité.

C'est le toucher qui nous donne les corps ; nous avons vu comment; Il y a dans l'opération du toucher sensation et perception tout ensemble : changement d'état ou mo* difîcation intérieure, c'est k sensation : connaissance d'un objet extérieur, c'est la perception. Non- seulement ces deux choses sont distinctes , mais nous les concevons parfaitement séparables. Nous aurions pu connaître sans sentir, nous aurions pu sentir sans connaître. La sensation précède la perception, mais elle ne la cause, ni ne la contient : nous ne passons de l'une à l'autre' par le secours d'aucune analogie, ou plutôt nous ne passons pas ; c'est la nature qui passe en nous. La perception ne naît pas de la sensation , mais après la sensation. La liaison de ' la sensation et de la perception n'est pas moins arbitraire que celle des sons et des pensées; toute la différence', c'est que l'une a été établie par les hommes, et l'autre par la nature. On doit cette justice à Mallebranche , que, le premier entre les philosophes modernes, et avec Leibnitz, le seul peut-être avant Reid, il a séparé avec beaucoup d'exactitude la perception dé la sensation qui là précède et la signifie. « Lorsque nous apercevons quelque chose de a sensible^ dit-il , il se trouve dansDOtre perception sen- « timent et idée pure. Le sentiment est une modification

33o FRXÛMEIfTS.

ce jde notre ame, et Dieu joint le sentioient à l'idée quand « les objets sont présents , afin cfue nous le eroyîona a ^insi '. » -^ a A ToccasicMi de ce qui se passe en elle,, (c dit Leibnîtz , l'ame coonaît ce qui se pasaehors d'eUe.» C'est l'expression la plus générale et la plus heureuse dti fait de la perception , considérée dans sctn rapport avec la sensation.

La sensation et ta perception sont précédées de cer-* taines impressions sur les organes » sur les ner& et sur le cerveau. L'objet de la perception doit frapper Torgane , soit inunédiatement j soit médiatement ; l'organe doit transmettre aux nerfs l'impression qu'il a reçue, et ceuxr ci la coranuiniquer au cerveau. Ici le rôle de la matière finit ; celui de l'intelligence commence. Aussitôt que ces condildons sont remplies, certaines sensations ^nt lieu , et certaines perceptions les suivent. L'expérience nous apprend que cela est ainsi , nous ne savons rien de plus. Il n'y a entre toutes ces chose» qu'un rapport de succèssion, et le procédé de la nature y paraît égalcMnent obscur et arbitraire» De même que nous^ aurions pu sentir sans percevoir , de même l'auteur de la nature aurait pu nous douer de la faculté de perqevoir les objets extérieurs sans organes , ou par des organes tout difierents ; Iui*méme n'en a pas besoin pour embrasser tou| ce qui e&l, dans uneperceptionincoDPfidrabtementplus parfaite que toutes les nôtres. Ce n'est pas la uadture des choses qui circonscrit nos Ëicultés dans la sphère d'activité des oc^anea, c'est la seule volonté du Créateur. Nous percevons les objets ,

« Liv, UI , pari, a* , chap. 3.

RESUME DE LA TÊLÉÙtifE DES IDÉES. 33}

parce que BOUS avons reçu la faculté de percevoir, ston parée qu'ils agissent sur nos organes. Nous ne p^cerrons rteû qm n'agisse sur nos organes , parce que notre faculté

de percevoir est Kinilée par certaines lois adaptées au rang

que noHS occupons dans l'univers. La perception est donc un mystère qui suffirait pour nous convaincre que l'homme se connaît bien peu lui-même, et que la nature de sa constitutic»! intellectuelle lui est impénétrable. Le mystère consiste en ce que la raison ne découvre aucune connexion nécessaire entre les impressions faites sur nos^ organes et ta connaissance des objets extérieurs qui suit ces impressions , c'est-à-dire entre la matière et le mouvemfent d'une part , et la pensée de l'autre. Les philosophes ont voulu pereer ce mystère, et ils ont cherché pour cela des anatogies dans les lois du monde physique.

De tout temps les philosophes ont regardé la communication du mouvement par le choc ,. comme le seul phénomène qui n'ait pas besoin d'être expliqué, et quelques << uns ont été jusqu'à prétendre que cette communication" attrait pu être prévue par le raisonnement. C'est donc à l'impulsion que les philosophes ont constamment ramené Puniversalité des phénomènes. De là toutes lés théories de k perception. Elles réposent sur ce préjugé , qu'on a rendu raison d'un fait quand on l'a fait rentrer sous la lof ite l'impulsion. Pour y faire rentrer la perception , il fal* ' lait opérer d'abord le contact entre l'esprit et l'objet , et prouver ensuite que , dans la perception , l'objet mis^ en contact avec l'esprit agit ou fait impression sur lui. Maintenant le contact de l'esprit et de l'objet suppose l'une de

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ces deux choses, ou que l'esprit va trouver l'objet , ou que l'objet vient trouver l'esprit; l'alternative est inévitable, et Mâllebranche l'énonce formellement. Mais comme la perception ne cesse pas d^ns Tétat de veille, l'esprit serait toujours errant hors du corps , s'il était obligé d'en sortir pour aller à l'objet ; l'esprit demeure donc. D'un autre côté , nqus sommes parfaitement assurés que l'objet , quand il s'approcherait, ne pénétrerait pas à travers les organes jusqu'au cerveau. Comment donc le contact s'opérera-t-il ? A défaut d'un, contact immédiat , qui eût produit la connaissance immédiate , oji se contentera d'un coqtact médiat, qui ne produira qu'une connaissance médiate. Là communication entre l'esprit et l'objet se fera pàr'une image, une représentation > une espèce, une formée, une idée; tous ces termes sont synonymes. Il émane donc à chaque instant, de tous les objets, des images qui arrivent jusqu'à l'esprit, et qui le mettent en contact, sinon avec l'objet lui-niême, du moins avec quelque chose qui lui ressemble. C'est la théorie des espèces sensibles, inventée dans la philosophie ancienne, perfectionnée par les Scolastiques , et conservée en grande partie par les philosophes modernes; c'est, en un mot, l'origine de l'hypothèse des idées. Les modernes, et particulièrement Mâllebranche, ont supprimé l'émission qui leur a paru trop absurde, et comme c'était l'émission qui garantissait la ressemblance , ils ont cru réparer cette perte irréparable, en supposant, ou que les impressions produites sur le cerveau sont elles-mêmes des images de l'objet qui les produit , ou qu'çUes excitent <lansi

RisUMÉ DE LA THÉORIE DES IDÉES. 333

l'esprit de telles images. Dans la première supposition , les idées sont dans le cerveau ; dans la seconde , elles sont dans l'esprit. Voilà l'hypothèse des idées. Par une suite du préjugé qui a fait regarder l'impulsion comme . le seul phénomène duquel tous les autres reçoivent leur explication , on y pose en principe , que l'esprit ne peut connaître l'objet, si l'objet n'est en contact avec lui ou ne lui est immédiatement présent , et les idées représentatives sont l'invention destinée à opérer ce contact nécessaire.

Mais de même que le contact ne suffit pas pour opérer l'impulsion, de même, suivant l'analogie qui est notre loi, le contact ne sera pas suivi de la perception, à moins que l'objet n'agisse sur l'esprit , comme le corps choquant sur le corps choqué, ou que l'esprit ne soit doué par lui-même d'une force perceptive , c'est-à-dire de la faculté de percevoir. Les idées ne résolvent donc pas la difficulté, elles ne font que la déplacer. Comment, en effet , l'idée agira-t-elle sur l'esprit plutôt que l'objet , dont elle est l'image ? Le mouvement , transmis dans le choc , était dans le corps choquant; mais la perception ou connaissance n'est pas plus dans l'idée que dans l'objet. D'un autre côté , si l'esprit est doué de la faculté native de percevoir, qu'importe la proximité de la chose perçue? Nous n'avons aucune raison de croire qu'il soit plus facile de percevoir de près que de loin; cette prétendue facilité est empruntée aux lois de la vision. Quand on croit avoir expliqué la perception , en amenant l'objet en présence de l'esprit par le ministère dés idées, tout ce

334 FRAjGl»f£KT6.

qu'on a lait., c'est qu'en asumilant Tasprif à l'œil oa l'a soumis aux loîâ de l'optique. Quelque grossière (jpie soîeat toutes ces analogies, etles n'ont pas laisse 4e ^ duire les esprits les plus éclairés pendant un grand nombre de siècles. N'en soyons pas trop surpris; la science de l'esprit humain est la plus difficile de toutes par beaucoup de raisons, et il n'y en a aucune dont l'histoire ofire autant d'erreurs absurdes et incompréhensibles.

Nous ne prétons point gratuitement aux philosophe» l'hypothèse des idées représentatives ; il est prouvé qu'elk a, été commune aux Pythagoriciens, aux Platoniciens, aux Péripatéticiens. D'un autre côté , les idées représenta^ tives sont nettement reconnues par Descartes, Malle* branche^ Leibuitz, Locke $ Newton, Glarke^ Hutoe, Helvétius 9 Bonnet, Condillac. Ce que les anciens appe* laient images ^ espèce, fantômes , les modernes l'appelaient idées ; ils n'ont changé que le mot, la chose est restée. La plupart.^ et Descartes est de ce nombiie, placent les idées dans le cerveau ; Locke les place tantôt dans le cerveau 4 qu'il appelle la chambre d'audience de l'ame, tantôt dans l'esprit; MaUebiianche , dans l'esprit seul. Cette îdififérience de sentiment , sur le domicile des idées, a très-peu d'importance : ceux qui laissent les idées daitô le cerveau., ne les y laissent que parce qu'ils font du jcerveau lui-même ie domicile ou le lieu de l'esprit. Voiei quelques passages de Descartes ^ de Mallebrancbe , àe Leibnitz, de Ijoçke et de Condillac.

Descartes teraûne ce qu'il dit de l'existence des corps, dans sa 3® Méditation, par cette phrase : Qucb omnia satis

R£$UMj£ DE LA THÉORIE DES IDEES. 335

denwnsfyrànt me non hactmus ex certo judido^ sedtan" tum ex oœoo aiiquo impidsu oredidisse res ipiasdam a me dwerscBs exùtere^ quœ ideas si^^e imagines sims per organa sensuum vel quolibet aUo pacte mihi immiîtmit. Gassendi ayADt Êiit à .Desoarles cette objection {O^j^et^bnes quintœ ) : — Videris ^eHere in dubium n'en tantum •utrumideœaliffimprooedcmt ex rébus extemis^ sedetism utrmn omnmo sint res extefnœ aliqisœ ; Descartes pé- >pond a¥ec ibeaucoup ^de vivacité au premier de «es reprodies^ Vbrumideœ aliquœ procédant ex rébus extemis? — Notandum est^ âît«îl , me n&n affirmasse ideas rerum materitdium ex^menûe deduci , ut non satis bonafide fiw /ingi^ ; expresse enim postea ostendi ipsas a corporibus sœpe adueniife^ncper hoc oorporumexistentiam pr&bari. Mallebranche s'exprime en ces termes dans le premier chapitre tle la ^leuxième partie du livre III , crt dans le isixième Éclaircissement : « Toutes les choses que l'ame « aperçoit '«ont en eUe ou ^hors d'elle. Les chosœqui sont <c hors de Tame, nouB ne pouvons les apercevoir que par a le inoyten des idées.... Ifos âmes Be sortent ^point du <( corps pour .mesuver ^la >grandeur des icieux , et, ^par « coQsiéqueot, elles ne peuvent "^voir les corps ^de dehors «que par des idées ^qui les représentent': 'c'est ^e quoi tt tout le monde ' doit tomber d'accord.... Le corps onaté-* tt riel que nousianhnons ^prenons-^y garde ^ n'«st pas celui XX que mms voyons, lorsque nous le regardons.-^On s'i- <c magine qu'une idée n'est rien, ou >bien., «i-on la re^ « garde comme uu'âtre, c'est un éti^olû^i mince etibien « méprisable , parce qu'on s'imagine qu'elle est anéantie

ce dès qu'elle n'est plus présente à l'esprit. Mais quand a même il serait vrai que les idées ne seraient que des a êtres bien petits et bien méprisables, ce sont pourtant €€ des êtres, et des êtres spirituels.»

Dans la philosophie de Leibnitz, Fhypothèse de l'émission des images est exclue par celle de l'harmonie préél£^ blie; ma^is la. perception consiste uniquement, dans la vertu représentative de l'ame ou de. la monade, oc Chaque (c monade, dit-il, est un miroir vivant sur lequel l'uni"c( vers rayonne , et qui le . représente selon son point de « vue. » — « Il . faut , dit-il encore , distinguer la percep- « tion de l'apperception ; l'une est l'état intérieur de « l'ame , représentant les choses externes; l'autre est la ce conscience ou la connaissance réflexive de cet état inr « térieur. »

JVIais c'est surtout dans Y Essai sur V entendement qu'il faut étudier le système des idées; c'est là qu'il a reçu toute l'extension dont il était susceptible. Locke com* mence par déclarer, dans son avant-propos, qu'il se sert du* mot idée pour exprimer tout ce qu'on entend par^Sz/ztome^ notion y espèce y ou quoi que ce puisse, être quioc^ cupe V esprit lorsqu'il pense. «Il est évident, dit- il, que a l'esprit ne connaît pas les choses immédiatement, maïs « seulement par l'intervention des idées qu'il en a, et par (c conséquent notre connaissance n'est réelle qu'autant « qu'il y a de la conformité entre, nos idées, et la. réalité « des choses \ — C'est donc par la réception actuelle des (C idées qui nous viennent de dehors que nous venons à

« Liv. rV, chap. iv.

^c connaître l'existence des autres choses '. — Les idées des « qualités pretnières des corps ( c'est-à-dire de l'étendue «c et de l'impénétrabilité ) ressemblent à ces cpialités, et les <c exemplaires de ces idées existent réellement dans les « corps *. — La sensation ^tTentrée d'une idée. — ^Les idées « sont des prodiictions naturelles et régulières de choses « existantes hors de nous qui opèrent réellement sur « nous j et «lies ont toute la conformité à <|Uoi elles sont « destinées ou que notre état exige. Ainsi l'idée de blan-* « clieur ou d'amertume , telk qu'elle est dans l'esprit, « étant exactement oonfo^noe à la puissance qui est dans « un corps d'y produire une telle idée, a toute la confor- « mité qu'elle doit avoir avec les choses qui existent hors « de nous ^. — À l'égard des esprits, quoique nous en <c ayons des idées , nous ne pouvons pas plus connaître « par ces idées qu'il y ait des esprits finis, réellement existe tants , que nous ne pouvons connaître qu'il y ait des <c fées et des centaures, par les idées que nous en avons; « et par conséquent , sur l'existence des esprits , nous de- « vons nous ccMitenter de l'évidence de la foi ^. »

On voit que, dans la philosophie de Locke, l'hypothèse des idées n'est limitée par aucune restriction ; /appelle idée y dit-il, tout ce que V esprit aperçoit^ tout ce qui est en hUj lorsqu'il pense. Ainsi, selon Locke, la conscience et la réflexion elles-mêmes ne s'exercent que sûr des idées nous ne connaissons pas proprement ce qui se passe en

1 Liv. IV, chap. ¥iii.

> Liv. n , chap. tiii.

3 Liv. IV, chap. iv.

4 Liv. IV, chap. ii.

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