‹ Œuvres complètes de Thomas Reid, chef de l'école écossaise, publiées (volume 4)Chapitre 64 sur 77 · MALLEBRANCHE, LOCKE, JBERKELEY, LEIBNITZ · texte numérisé non relu

MALLEBRANCHE, LOCKE, JBERKELEY, LEIBNITZ

Ou a mille fois réfuté l'objection de la folie : je ne ré^ péterai point ce qu'on «n a dit. Quant aux illusions de la vue, il suffit d'observer que les apparences visibles, c'està-dire les surfaces colorées, ne sont qu'un système de signes^ un langage par lequel la nature nous révèle les qualités tangibles. Étant données la position et la distance, il y a entre la figure visible et la figure réelle un rapport naturel que l'expérience nous découvre, et qui constitue la première signe invariable de la seconde. Quand ce rapport* est découvert^ étant donné le àigne, nous concluons la chose signifiée; ^*'est la science de la perspective. Mais tout le monde n'a pas étudié^ette science, et il n'y a personne dont l'expérience ait embrassé tou^ les cas ; Une circonstance nouvelle, telle -que la variation du milieu, change k valeur du signe; il n'est donc pas étonnant que les erreurs d'interprétation soient fréquentes. Mais ces erreurs ne sont pas des déceptions de la nature; la figure que nous vcpy^ons existe réellement dans l'étendue, et il existe au fond de l'œil une figure semblable; mais elles ont l'une et l'autre une signification que nous ignorons. Le sens de la vue n'a rien à démêler avec leg réalités; il.ue nous donne que deux dimensions de l'éten-due; comment serait-ce lui qui nous abuserait sur les corps , lui à qui les corps sbnt absolument étrangers ?

Quant aux jugements dont les qualités secondes des corp^ sont l'objet , il suffit de démêler l'ambiguité des tei^-r mes pour réfuter l'objection qu'on en tire. Ne vôjrons^ BOUS pas que le feu est chaud et qucila neige est blanche?. Oui , si l'on entend par là que nous venons , ou plutôt

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