‹ Œuvres complètes de Thomas Reid, chef de l'école écossaise, publiéesChapitre 52 sur 67 · LOIS DE LA PERCEPTION · texte numérisé non relu

LOIS DE LA PERCEPTION

lesquels ces choses sont révélées à l'œil , et de constater la connexion actuelle entre ces signes et ces choses ; la seconde est de déterminer comment l'expérience de cette connexion produit cette habitude en vertu de laquelle l'esprit, sans raisonner et sajis réfléchir, passe rapidement du signe à la conception et à la croyance de la chose si-

De toutes les perceptions acquises par la vue, ce^e de la distance des objets à l'œil est la plus remarquable et la plus digne d'attention; nous nous attacherons donc particulièrement à constater les signes qui nous donnent cette perception , çt nous nous bornerons à quelques re- . marques générales sur les signes des autres perceptions acquises.

SECTION XXII

DES SIGNES PAR LESQUELS NOUS APPRENONS A PERGCVOIR LA DISTANCE DES OBJETS A l'œIL.

Nous avons déjà fait observer qu'yen général les perceptions naturelles de la vue sont les signes qui servent à introduire les perceptions acquises ; mais cette proposition ne doit point s'entendre exclusivement, et comme s'il n'y avait point d'autres signes employés au même usage. 11 y a différents mouvements des yeux qui, pour que la vision soit distincte, doivent être variés selon la distance de l'objet; ces mouvements, étant associés par l'habitude aux distances correspondantes , deviennent des signes de ces distances; ils ont commencé par être volontaires et

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