‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 126 sur 270 · Faut m'en trotler en fuile : il faut m'enfuir au trot · texte numérisé non relu

Faut m'en trotler en fuile : il faut m'enfuir au trot

954. Haro : à l'aide. — Le grand et le mineur : grands et petits.

955. Et qu'est ceci? Mais quoi! — Mourrai : je mourrai, interrogatif, — Férir : frapper. Sans coup férir : sans combat.

956, 957. Ou est-ce que la pitié veut secourir le pauvre amant, fera qu’on lui viendra en aide? — Selon cetle teneur : comme la rencontre le demande.

958, 959. Epanie : épanouie. — Voire épanie fleur : la fleur épanouie de votre jeunesse. Le thème de la beauté que le temps ravit aux femmes, lieu commun de l'élégie ancienne et moderne, est traité ici pour la première fois en perfection dans notre langue. |

960, 961. Risse : subjonctif à sens conditionnel, que nous n’avons plus qu’au passé. Je m'en fusse ri : je m'en serais ri. Je m'en riese : je m'en rirais. — Se : si. — Tant : seulement. — Pusse : je pusse, je pouvais. La condition prend le temps de la principale. — Lors : alors. — Mais nenni. Quand vous serez vieille, je n’aurai plus de dents.— Foleur : folie. Ce serait donc folie de

me trouver vengé de vous par là. Cette réflexion est à Villon seul, les autres poètes l’ont omise.

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