‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 245 sur 270 · SUITE DE LA DÉPOSITION DE PERRENET LEFOURNIER · texte numérisé non relu

SUITE DE LA DÉPOSITION DE PERRENET LEFOURNIER

Un crocheteur c'est celui qui sait crocheter serrures. Un vendangeur c'est un coupeur de bourses. Un beffleur c’est un larron qui attrait! les simples compagnons à jouer. Un envoyeur c’est un meurtricr. Un dérocheur c’est celui qui ne laisse rien à celui qu’il dérobe. Un planteur c'est celui qui baïlle? les faux lingots, les fausses chaînes et les fausses pierres. Un fourbe c'est celui qu porte les faux lingots ou autres fausses marchandises, et feint être un pauvre serviteur marchand ou autre, ou c’est celui qui prend et reçoit le larcin que lui baille l’un desdits coquillards couché avec quelque marchand, homme d'église ou autre. Un bazisseur c'est aussi un meurtrier. Un débockhilleur c’est celui qui gagne aux dés, aux Cartels et aux marelles* tout ce qu’a un simple homme sans lui rien laisser. Un blanc coulon“ c'est celui qui se couche avec le marchand ou autre, etc., et lui dérobe son argent, ses robes5 et tout ce qu’il a, et les jette par une fenêtre à son compagnôn, qui l'attend hors de la chambre. Un baladeur c’est celui qui va devant parler à quelque homme d'église ou autre, à qui ils veulent bailler quelque faux lingot, chaîne ou pierre contrefaite. Un pipeur c'est un joueur de dés et d’autres jeux où il a avantage et déception‘. Un gascätre c'est un apprenti qui n’est pas encore bien subtil en la science de la Coquille. Un breton c’est un larron. Un long c'est un homme qui est bien subtil en toutes les sciences” ou aucunes d'icelles. Un dessarqueur c'est celui qui vient le premier où l’on veut mettre un plant, etenquierts’il est* nouvelles, etc. Un maitre c'est celui qui contrefait l’homme de bien, etc. Le confermeur de la balade, c'est celui qui vient après le baladeur, etc: Fustiller c'est changer les dés.

Ils appellent la justice de quelque lieu que ce soit, la marine ou la roue. Ils appellent les sergents les gaffres.

Ils appellent un prêtre ou autre homme d’église un lieffre ou un

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