‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 251 sur 270 · Donc. 8. Ainsi · texte numérisé non relu

Donc. 8. Ainsi

Le texte de Villon se tire de deux sources : les manuscrits et limprimé. Il y a quatre manuscrits principaux: Coislin, au Cabinet de Paris (français 20041); autre au même lieu (fr. 1661), manuscrit de l’Arsenal {n° 3523), et Fauchet à Stockholm (f. Lirr). Trois sont moins importants : un où se trouvent des ballades extraites du Grand Testament, au Cabinet de Paris (fr. 1719), et deux de poésies de Charles d'Orléans au même lieu (fr. 1104. 25458). L’imprimé consiste dans l'édition de 1489, la plus ancienne connue, œuvre de Pierre Levet, et dans quatorze autres qui l’ont suivie jusqu’en 1532. En 1533 prend place celle de Marot. Il faut ajouter le Jardin de Plaisance, recueil de pièces diverses où s’en trouvent de Villon; une pièce de lui aux œuvres d’Alain Chartier, enfin une pièce dans un dernier recueil.

Les manuscrits sont tous de la fin du xve siècle, par conséquent: tous de seconde main, également tardifs, également corrompus: et généralement discordants. A cause de cela il est comme impossible d’en préférer un seul comme plus certain que le reste, aussi’ bien que d’imaginer qu ‘aucun ait été copié des autres. Les communes règles de la critique, qui enseignent de classer les sources. au point de vue de l’autorité et de l'originalité, ne trouvent donc pas de quoi s'appliquer ici. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’entre le Coislin et limprimé, s’il s’agit du Petit Testament, les mêmes. strophes à peu près omises de part et d’autre attestent une com . mune origine, à

Dans l'imprimé les quinze premières Sitious se réduisent pour l’autorité à une seule, puisque toutes les autres dérivent de la pre-. mière, comme il se voit à la ressemblance du texte, aux mêmes. pièces ou parties de pièces manquantes, à l’ordre pareil de ces pièces. L'édition donnée par Marot en 1535 allègue une source. nouvelle, non pas manuscrite, mais orale. En effet il. dit avoir. vaqué à la réparation du texte « avec l’aide de-bons vieillards qui, en savaient par cœur ». La critique moderne n’a a pas pris Ce témois.

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