V. 1784-1795 «eos
v. 1796-1803 .........1] . | + |, ; v. 1804-1819 ......... “els V. 1820-1827 ......... : | !
v. 1828-1843 ......... ’ Ve 1844-1875 .........
Ve 1904-1919 «esse A V. 1920-1967-..... pus .
Codicille. Tous mes cinq s. : | Fortune fus ........... , Ayez pitié ............ | (Ju’est-ce que j'ouis... | .
Je suis Français....... . où Ed Frères humains........ | Que vous semble ...... |
Dit de Marie d'Orléans ...…
Diverses. Hommes faillis..
Rencontrés soient .....
Le mien seigneur......
Tant gratte chèvee....,
Je connais bien...,....
Il n’est seuf que .......
Je meurs de seuf.......
Jeannin l’'avenu........
Jargon. I, III à VII........ | . I, VII, IX ..,........
gnage fort au sérieux, parce qu’il sortait de ses habitudes. Pris en soi, il me semble pourtant qu'il n’est pas indigne d'attention. Plus près de nous, rappelons que les chansons de Béranger furent sues par cœur et coururent la France avant que fut imprimé le premier recueil. Qui doute, si le chansonnier fût mort auparavant, et que les manuscrits imparfaits eussent fait souhaiter des corrections orales, qu’on les eût obtenues en grand nombre, et généralement exactes ? Il en fut ainsi pour Villon, car on le récitait partout.
Le texte que je donne est presque entièrement le résultat des recherches de mes devanciers. Il s'appuie sur quatre éditions : les deux de M. Longnon, 1892 et 1911; celle de M. Foulet, 1914, et celle de M. Thuasne, 1923. Je n'ai eu la plupart du temps qu’à les suivre. Là où ils sont d'accord et où je les répétais, j'ai omis de justifier mon texte, m'en référant, soit à leur choix, soit aux raisons qu'ils en donnent. Là où ils différaient et où je devais choisir, là aussi où je les ai quittés, voici quels principes m'ont conduit.
M. Foulet dit avoir pris comme base de son texte le Coislin pour le Grand Testament, M. Thuasne le Fauchet pour tout ce qu’il contient. Cependant ni l’un ni l’autre n'affirment positivement la prétérence de ces manuscrits, ils ne semblent pas avoir connu en eux de signes d'excellence particuliers. Sans contredire personne, j'ai donc pu m'abstenir de croire à ces sources plus qu'aux autres, et en général d’en distinguer aucune. Il m'a paru que toutes se valaient. J'ai donc pris de toutes mains selon le cas : tout le respect dû aux règles de la critique, ne pouvant les imposer quand la matière manque. Je n'ai pas même fait moins d'estime de l’imprimé que du reste. M. Foulet met en principe de ne pas admettre une leçon quand elle n’est que dans l’imprimé. Pourquoi ? L’imprimé est aussi ancien que les manuscrits; les fautes n’y sont pas plus grossières. Il donne partout cheux (chez) où les manuscrits donne sur, ce qui est peut-être une marque de rajeunissenent ; mais c’est la seule qui soit constante, et il n’y a pas de raison en général de croire que les imprimeurs aient massacré le texte de Villon plus que ses copistes. Après expérience faite, j'estime que les premiers m’auront fourni quelques bonnes leçons. .
Je n’ai pas toujours cru devoir choisir une leçon parce que plusieurs sources la donnaient ; parce qu’il m'a semblé que, toutes étant suspectes, la bonne leçon, qui quelquefois n’aura surnagé que par hasard, pouvait ne s’ÿ trouver qu'une fois, et plusieurs fois le même barbouillage au contraire. Je ne me suis donc rendu à la majorité que quand il s'agissait de choisir entre des leçons également plausibles. |
Quant à l’examen qui regarde la qualité de la leçon prise en soi, voici comment je l’ai réglé. Les leçons contraires au sens, les répé-
titions de mots dus à une évidente distraction ducopiste,: ont été
rejetées. En fait de style, un tour irrégulier et naturel a toujours été préféré à une leçon plus alignée, parce que ce que le copiste peut ou ose inventer, n’est jamais que la symétrie, une régularité physique ou matérielle, Un tour original n’est jamais son fait. De même une expression ancienne. Elle est toujours originale. Seul l’écrivain sait et ose en user. Seul il aime à le faire. « Le premier qui écrivit, dit Courier, mit dans son style des archaïsmes. » C’est
. Certainement le cas de Villon. Le copiste, même contemporain, - corrige ces endroits-là comme des fautes. Partout donc où un.
- terme ancien était en coucurrence avec un plus moderne, j'ai
préféré la leçon de l’archaïsme. Enfin j'ai eu égard aussi à l’accord qu'offraient les leçons avec le style et l’intention de l’auteur, avec la couleur et le mouvement du morceau. Cela était légitime, cela est même nécessaire quand il s’agit d’un grand poète.
* * + Quant aux corrections proprement dites, là où je quittais les manuscrits, je n'ai fait quelquefois que suivre les éditeurs modernes,quelquefois les anciens que voici. D'abord, la seconde en date
. des ‘éditions, dont M. Thuasne a remarqué la correction excep-
tionnelle, puis celle de Marot, enfin celle de La Monnoÿe.
Pour user comme il faut de l'édition de Marot, j'ai dû distinguer le poète, auteur de raccommodages qui ne peuvent nous intéresser, du critique, auteur de restitutions en partie fondées,
. puisqu'il allègue des autorités. Comme il n’en définit aucune, ‘cela toutefois oblige à la prudence. Il faut examiner chaque cas,
et en peser les conditions. De plus il y a les corrections dont Marot s’avise seul et que son texte nous propose, d’un mot ou
- deux, qu’on peut admettre selon l’occurrence, comme onles admet
venant de tout autre éditeur.
Mes corrections propres sont tantôt de légers changements de
. conjoùctions et de pronoms, conformes à la syntaxe ancienne, que
l’amendement de sens qu’elles procurent, fera approuver je l’espère. Ailleurs elles portent au texte une atteinte plus profonde ;
.mais la plupart du temps c’est en des endroits où le barbouillage
va si loin qu'il ôte l'intérêt au texte même, et fait comme autant de vers à passer. Il m’a semblé qu’alors l’ hypothèse était de mise, Aussi bien, en chaque occasion je n’ai pas manqué d’accuser lè ni de probabilité, dont le lecteur demeurera juge,
Vers 8 — Les manuscrits donnent on se mécompte. II, que
donne l’imprimé, me paraît original, comme rapporté à on du vers 5, qui signifie fout homme et pourrait s’écrire kom. On conçoit qu'un copiste, ignorant de cette valeur ancienne du môt, et vaquant à corriger il comme ne se rapportant à rien, ait mis on à {a place. Le changement d’on en il ne s’imagine pas de même, 7 V. 17, 18. — Les sources donnent telle facon et celle devant mes yeux. Mais celle ainsi placée ne signifie rien, n'étant ni suivi du relatif, ni accompagné de l’objet qu’on désigne. Gelle facon au contraire adresse le lecteur au récit qui suit, êt telle, qui se suffit à lui-même, peut aller au v. 18. J’ai donc fait le changement : tien n'étant si croyäble qu’une méprise des copistes en €e genre, d'autant plus que f et c pouvaient se prendre l’ün pour l’autre.
V: 42. — Tous les manuscrits sauf un, et l’imprimé, donnent fuir (fouir), qui réitère sans apparence le v. 38. De partir, fourni par celui du Cabinet, me paraît aller parfaitement avec la leçon suivie ci-dessous v. 45. |
V. 45. — Ne me départir. MM. Longnon et Foulet impriment : il me couvieut partir. Avec M. Thuasne je suis la leçon du Fauchet et du manuscrit du Cabinet, amendée par La Monnoye.
V. 50. — Les sources dounent je l’élogne, qui n’a pas de sens, puisque c’est lui-même qu’il éloigne. J’ai fait la correction.
V. 59. — Les éditeurs ont écrit somme sans défaut sans ponctuation. Mais sans défaut ne tombe pas sur homme ; il tombe sur toute la phrase, et signifie sans faute, sans mentir.
V. 64. — Les sources donnent ce présent legs (lais) je suis la correction de Gaston Paris, conforme au.v. 7955 du Grand Testament.
V. 98. — Le seul manuscrit Coislin et l’imprimé donnent cler-geon (clergon); avec MM. Longnon et Foulet je suis la leçon des trois autres. |
V. 99. — Le Fauchet donne qui ne tient, l’imprimé qui ne tend. Je suis comme M. Thuasne la leçon des autres sources.
V. 110 à 112. — MM. Longnon et Thuasne suivant le manuscrit du Cabinet, ont imprimé :
1) Qu'on lui baïille l’Art de mémoire
2) À recouvrer sur Maupensé 3} Puisqu’il n’a sens ne qu’une aumoire
. M. Foulet substitue l’ordre 3) 2) 1) que donnent toutes les autres Sources, et que j'ai de même gardé, en substituant pour 2) la leçon de l’Arsenal, et rejetant l’autre en variante. V. 129. — L’Arsenal, le Fauchet et le-recueil du Cabinet don-
nent à noble homme, que je tiens la bonne leçon (contre à ce noble homme) et conforme à l’usage : noble homme un tel. Pour parfaire la mesure, au lieu de item, je propose derechef, donc le - poète use ailleurs. ne V. 136. — Son ami est dans tous les manuscrits sauf le Coislin, qui donne ses amis, avec raison ce me semble: le singulier faisant violence au sens. Il est cependant dans l’imprimé, où Marot substitue le pluriel. à |
V. 142. — Contre les autres manuscrits, qui donnent Moutonnier, je suis ainsi que M. Thuasne [a leçon de l’Arsenal, confirmée par qui le tient donné par toutes les sources. Avec Moutonnier MM. Longnon et Foulet sont obligés d’imprimer qu’il tient.
V. 147. — Vers barbouillé. Je donne la leçon de l’Arsenal, sans y croire plus qu’à toutes les autres. ue
V. 149. — Les sources donnent le trou. Je propose au, allant avec le vers précédent, …
V. 150. — Vers évidemment corrompu dont je propose la correction. Le manuscrit du Cabinet donne : le dos aux rains. Tous les autres : clos et couvert. La première leçon, qui oppose dos à plante, semble conforme au mouvement du discours. Il ne faut que trouver un attribut à dos. Envers, que je propose, convient, et l’on concevrait qu’un copiste ait pu le méprendre pour couvert, comme sans doute il a mépris dos pour clos. OS