‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 254 sur 270 · V. 245 à 248. Les éditeurs ponctuent ainsi · texte numérisé non relu

V. 245 à 248. Les éditeurs ponctuent ainsi

Et au frepier mes habits tieux

Que, quand du tout je les délaisse, Pour moins qu'ils ne coûtèrent vieux Charitablement je leur laisse.

C'est-à-dire : Je laisse... mes habits tels que je les leur laïsse etc. ce qui ne se conçoit pas. T'ieux certainement n’annonce autrè chose que le vers suivant, avec ellipse du verbe dans ce dernier, fort

naturelle : tels qu'ils sont quand. J'ai donc ponctué ainsi :

Et au frepier mes habits tieux Que quand du tout je les délaisse.

Le reste redevient principale et se suffit.

V. 256. — Avec M. Longnon je suis la leçon du Coislin et du manuscrit du Cabinet, lesquels au surplus donnent moins, contre mains dans les autres. |

. V. 258. — Les éditeurs donnent Jean l'épicier. Je suis la leçon | -du Fauchet, de l’Arsenal et du manuscrit du Cabinet.

V. 259. — Toutes les sources donnent et une potence de Saint Maur, sauf deux qui omettent et. Avec MM. Longnon et Thuasne, je laisse et, et efface de.

V. 264. — Dans les manuscrits il ya ferai, dansl'impriméfairrai, que je tiens pour plus probable : laisser un lais étant dans les habitudes de l’ancienne langue, comme donner un don, etc. Lairrai a pu devenir ferai par l'intermédiaire de ferai, où l aurait été pris pourf.

V. 308. — Mon encre était gelé : leçon de l’Arsenal et du manuscrit du Cabinet. Avec M. Longnon je suis celle du Fauchet.

V. 311. — Au lieu de ce vers lé manuscrit de l'Arsenal donne celui que j'ai ajouté en variante.

Vers 1. — Les sources donnent l’an de mon trentième aage : aage signifiant année, que les éditeurs maintiennent en admettant que le poète fait ce mot de trois syllabes; mais cela est contredit par les v. 1276 et 1832, où il ne compte que pour deux. À cause de cela je suis la correction de Gaston Paris, âge étant pris dans son sens d’aujourd’hui.

V. 2. — Toutes les sources sauf une donnent j'eus bues, affectant à ce début le temps de la narration. Ce n’en est pourtant pas une, puisqu'il n’y a pas de principale. Ce n’est qu’une date, terminée au v. 0. Elle requiert donc le présent. C’est pourquoi je suis la Ie- . çon j'ai, du manuscrit de l’Arsenal.

V. 3. — Les manuscrits donnent ne du tout sage, que les éditeurs ont suivi. Encor ne sage, qui est dans l'imprimé, accuse éminemment pourtant l'original. Le copiste n’aurait pas trouvé cela. La répétition de #e du tout, et le balancement qu’elle procure, était au contraire dans ses moyens.

. V. 10. — L’Arsenal donne si, que suit M. Thuasne. Mais le sens ne supporte que se ou s'il. Si ne peut être que la variante orthographique de s’il.

V. 29. — Lessources donnent l'Eglise, qui commence une prin-

cipale, et met le discours en morceaux. Je propose de corriger par s'Eglise, qui le rétablit. L et grand s ont pu étre pris l’un pour l'autre.

V. 33. — Le manuscrit de l’Arsenal et le Fauchet donnent fa, que M. Thuasne change en le d'après le Coislin et l'imprimé, avec l'inconvénient, ce me semble, qu’on ne sait sur quoi tombe ce neutre.

V. 41. — Le manuscrit de l’Arsenal etl’imprimé donnent : Com-

bien que s'il veut que l’on prie, suivi par M. Longnon. MM. Foulet et Thuasne ont suivi le Fauchet, modifié par l’hiatus de se, et qu'on pour que l’on. Je suis le même manuscrit et garde la leçon intacte.

V. 66. — Le Fauchet et l’Arsenal donnent voire, explétif, et moins naturel que voir (veoir), fourni par le Coislin, et qui fait suite à vivre, à condition de réparer la mesure par très cher se lieu de cher), sauvé dans l’imprimé. |

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