‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 257 sur 270 · V. 109. — Je donne en variante la leçon du Coislin · texte numérisé non relu

V. 109. — Je donne en variante la leçon du Coislin

V. 110. — Le Coislin donne Dieu voit, le Fauchet Dieu le veut, l’Arsenal et limprimé Dieu vit, suivi par les éditeurs. Je ne puis croire que Villon ait parlé de la vie de Dieu; on ne s'exprimait pas ainsi. Je propose d’amender le Faucheten | Dieu voir, c'est-à-

dire vrai, et de changer et, que donnent les sources, en en.On reste

. mieux ainsi je crois dans le mouvement du morceau.

V. 119. — Imprimé : telle oppresse. Je suis la leçon des manuscrits avec MM. Foulet et Thuasne. |

V. 125. — Ne vieux : Coislin; les autres : n’4. Je défère au pre mier, comme M. Longnon 1"° édition. ;

V. 138. — Les manuscrits donnent en mer. Je suis l'imprimé et M. Thuasne.

V. 140. — Les éditeurs ponctuent après ce vers, mal à propos je crois. Il n'y a pas deux interrogations, mais une seule. V. le sens à la note sous le texte. |

V. 147. — Les sources donnent me fortune. Marot corrige m'infortune, dû peut-être à une leçon orale, et que je conserve, parce :

. que ladverbe ne suffit pas au péjoratif du sens. Faux, faussement étaient en ce temps-là épithète plus que qualificatif. Maudite fortune! qui me rend misérable. Il faut exprimer la misère, à . quoi fortuner ne suffit pas.

V. 149, 150. — M. Thuasne met le pluriel excusez, sachez, dont il montre que le mélange avec le singulier est selon l'usage du temps. Le Fauchet et l’Arsenal omettent le premier verbe, et pour le second donnent saichiez et sachez; le Coislin donne excusez et saichiez. On ne peut assurer que sachez soit un pluriel, le x se mettant très bien pour s. Ainsi l’accord des manuscrits à cet égard n’est pas certain. L’imprimé donne sache et excuse, soit le singulier, que je suis avec MM. Longnon et Foulet.

V. 156. — Les sources donnent si {ui dit, qui correspond à lui dit . comme ca, à l'exception du deuxième manuscrit du Cabinet, qui donne se, équivalent orthographique de ce, que jecrois préférable.

V.157.— Les sources donnent médit (mesdit) que M. Thuasne justifie en disant que onc puis ne médit à personne signifie : toujours bien fit à tout le monde. Mais faire et dire ne sont pas la même chose. Et comme ce n’est pas de mauvais propos, mais de méchants actes qu’on nous représente le larron de mer corrigé, il faut évidemment méfit, que M. Longnon a imprimé deux fois et que M. Foulet conserve.

V. 172. — Les sources donnent : qui son partement. Maison ne peut admettre que l'entrée de la vigillesse soit ce qui a caché au poète le départ de sa jeunesse. Cela n’a pas de sens. Si l’antécédent est jeunesse, il faut l’aller rechercher sur une parenthèse de deux vers et mettre la phrase en pièces. La leçon à rétablir est donc que conjonction de temps, signifiant alors que. V. la note sous le texte.

V.174.— Deux manuscrits donnent hélas, mais non pas le Coislin, qui donne /as, suivi de et dans Marot, nécessaire à la mesure, et encore plus je crois au discours, qui fléchit sans cette conjonction.

V. 180. — Le Coisiin donne qui n’ai n’écus, suivi par M. Lon-

300 a VILLON.

gnon; l’imprimé ne cens, suivi par M. Foulet; l’Arsenal et le Fauchet n'ai cens, que M. Thuasne choisit avec raison, en réparant la mesure par l'hiatus ne avoir, d'accord avec la correction formée par la deuxième en date des éditions.

V. 200. — Le Fauchet et l’Arsenal donnent : /a danse vient de la pause, raturé dans le Coislin pour la leçon que je préfère comme recommandée par là-même, outre l’imprimé, qui est conforme.

V. 209. — Le manuscrit de l’Arsenal, qui seul donne un vers lisible, dit Le fis, qui fait pléénasme. Me fis à l'avantage de déterminer favorable par la mention de celui à qui le dit l’est en effet.

V. 210. — Les manuscrits donnent si en. M. Thuasne justifie la leçon de l’imprimé, que je retiens. |

V. 232. — Demeurant (demourant) dans le Fauchet, l’imprimé et le manuscrit de l’Arsenal. Remenant dans le Coislin, que je préfcre avec M. Thuasne.

V. 240. — Avec M. Thuasne je donne véla (vez la), leçon de l’Arsenal, contre voyez des autres sources.

V. 241, 246. — Dieu doint dans le Coislin et l’imprimé, renversé dans les autres, que je suis, comme fait M. Thuasne. |

V.276. — Les manuscrits donnent Orace auquel il me semble naturel, tant d'années avant le latinisme, de préférer la leçon Erace de l'imprimé. | |

Page 1