‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 260 sur 270 · V. 480. — Les manuscrits donnent meat dit, qui signifie que · texte numérisé non relu

V. 480. — Les manuscrits donnent meat dit, qui signifie que

l'amant après l'avoir battue ne lui disait pas : embrasse-moi, -

quoique elle fût prète à le faire. Je suis la correction de Marot : me disait, imparfait d'habitude, signifiant que chaque fois que l'amant s’adonnait à cette cérémonie, c'était avec succès.

V. 494. — M. Foulet imprime cheveux blonds, ces, conformément aux manuscrits. Avec MM. Longnon et. Thuasne je suis la correction de Marot.

V. 519. — Le Coislin et l’imprimé donnent des épaules. Je suis l'Arsenal et le Fauchet.

V. 554. — Les manuscrits donnent male grâce, que M. Thuasne défend en supposant le subjonctif du verbe. Mais il faudrait que perpétrer voulüût dire encourir; il veut dire obtenir, qui ne va pas. Que celle qui n'est pas belle n’obtienne pas la disgräce des hommes. M. Foulet admet 1e même subjonctif, et croit que male grâce veut dire mauvais visage. Il interprète leur par à eux. Ne perpètre leur male grâce serait le même que ne leur perpètre male grâce. Mais il n'y a pas d'exemple d’une parcille construction, en dépit des deux qu’il allègue : emprunter elles, v. 448 ci-dessus, ct pardonnemoi, leçon que j'ai délaissée v. 885 ci-dessous. Car le premier est un passage douteux; mais en le supposant sûr, emprunter elles, signifiant les emprunter, ne saurait autoriser que perpétrer à elles, et non perpétrer leur. Quant à pardonne-moi signifiant qu’il me pardonne, il peut être imposé par l’omission du sujet, dans une expression courte et débarassée de complément direct, où l’indirect ne peut faire équivoque avec le possessif, Puis le sens de perpétrer fait toujours obstacle. Que celle qui n’est pas belle ne leur obtienne pas mauvais visage. Cela ne s'entend pas; sans compter que nul exemple ne permet d'interpréter male grâce ainsi. Le passage demande donc correction. Male grâce fait contresens, et bonne grâce seul convient.

V. 568. — Les éditeurs impriment selon le clerc, que donnent x sources, sauf le manuscrit de l'Arsenal, dont je retiens la CON : autel, comme un archaïsme que le copiste n’a pu inventer,

anciennement d'usage au sens de fel, et après lequel le que de comparaison s’omet à volonté.

V. 604. — Les sources commencent ce vers par car, à l’exception du manuscrit de l’Arsenal, que je suis, contre les précédents éditeurs : car ne s’expliquant pas ici. Ils tenaient secret leur amour, car leur maîtresse n'avait pas d'autre amant. Et ou ne donnent le sens qu'il faut.

V. 606. — Le F'auchet donne aimait (amoit). Avec M. Thuasne, je suis la leçon des autres sources comme plus naturelle, |

V. 614. — Trois : leçon des sources, donnée d’abord par M. Lon-

gnon, rétablie par M. Thuasne.

V. 621. — Les sources donnent : quelque doux baiser n’accolée, qui fait un sujet sans verbe, et laisse ce vers suspendu. Je propose Quelque y ait baiser n'accolée.

V. 623. — Avec les éditeurs je suis ici l’imprimé. Mais je ne crois pas qu’on puisse négliger en variante la leçon des manuscrits, ainsi donnée (le Fauchet omettant le vers) dans celui de l’Arsenal :

: C'est fine vérité prouvée, et dans le Coislin :

C'est pure vérité décelée,

que je crois plus certaine, à condition de corriger verté.

V. 625. — Les sources donnent aimez tant que. Mais il ne s’agit pas d’aimer peu ou beaucoup, mais de bien placer son amour, que le poète dit qui ne sert à rien. Je propose au lieu de tant que, comme, qui marque le discernement. |

V. 632. — Le Coislin donne bienheureux est; tout le reste bien est heureux, que je suis.

V. 635. — Du meurtrier (non de ou d’un), leçon du Fauchet, suivie par MM. Longnon et Thuasne.

. V. 662. — Vers barbouillé. Les mauuscrits donnent Noël le tiers est qui fut là : ce qui laisse le vers suivant sans lien. Mitaines à ces noces telles. En supposant que fut là soit une mauvaise lecture pour filla, on répare cette inconvénient, d'autant mieux que dans filer des mitaines, la figure s’entresuit. Reste le nom de Noël suivi de ces mots le tiers, qu’on entend comme d’une troisième, d’une tierce personne entre Catherine et le poète. Mais ce tour est peu naturel. Puis Viilon donne toujours les noms de famille. Je propose de prendre Noël pour Le nom de la fête, et au lieu de est de mettre of (eut). V. à la note sous le texte la suite de l'explication. |

V. 670. — Les manuscrits donnent fia à cause de la rime; mais il est sûr qu'il faut le subjonctif. J’ai préféré ici le sens au soin d’aligner la finale, |

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