V. 894. — Les éditèurs ont mis point et virgule après sais
Cependant la phrase continue : Qui ne sais rien, ne onques lettre
lus, avec l’inversion onques ne. Je mets virgule.
V. 903. — Les manuscrits donnent une fois Vierge digne, et une fois douce Vierge, accommodé par M. Longnon en digne Vierge, et que je conserve, ainsi que M. Foulet. |
V. 931. — Les sources donnent ce m'est grand émoi, ce qui est contraire au sens, puisqu'il dit qu’il s’en moque. J’ai changé ce en ne.
V. 932. — Les sources donnent mais par etc. Mais ne peut aller pour la mesure, Marie étant de trois syllabes. Aussi bien le vers 931 étant corrigé comme j'ai fait, celui-ci signifiant la même chose, mais n’a plus que faire ici, le discours se suit.
V. 936. — Les éditeurs ont mis l'interrogation après portera. Que je voie devient un impératif. Il est plus naturel de faire que pronom, avec le point d'interrogation après voie.
V. 048. — Vers barbouillé, que les éditeurs rétablissent ainsi : ne veut droit de rigueur, mais cela ne se laisse pas entendre. Veut droit, que donnent l’imprimé et l’Arsenal, n’est-il pas une confusion orale pour voudrez, qui fait un sens satisfaisant?
V. 952. — Je suis la leçon de l’imprimé avec hacher (hachier) ‘que donnent le Coislin et le Fauchet.
V. 962. — Las! vieux (viel) serai, leçon restituée par M. Longnon, suivie par M. Thuasne, à cause de l’acrostiche qui reçoit un en tête.
V. ‘964. — Vers barbouillé, Ne donnez pas à tous cette douleur, trouvé dans les manuscrits, ne se Hp pas. Je propose : Ne doutez pas atout cette douleur.
V. 068. — Par Notre Seigneur. Avec M. Thuasne, je suis la leçon de toutes les sources excepté l’Arsenal, qui donne pour.
V. 973. — Les sources donnent des vers dix. Je crois de une meilleure leçon.
V. 1004. — Les sources donnent m'en loue. Je suis la correction de M. Longnon.
V. 1012. — Il n’y a pour cet endroit que deux sources : l’Arsenal, barbouillé, et le Coislin qui donne : changeai à, suivi par M. Thuasne. Mais cela souffre deux objections : savoir, que tous ces legs sont au présent ou au futur et qu’on ne les conçoit pas au passé; en second lieu qu'avec à dans ce vers-ci, pour du précé-
dent n’a plus de raison d’être. Je suis la correction de MM. oe
gnon et Foulet.
V. 1024. — Les manuscrits donnent : quoiqu'il marchande ou ait état, quoique marchand ou pour état. M. Longnon (2° édition) | reconnait ici Îtier Marchand, légataire du branc du poète au Petit Testament: Il restitue le reste ainsi : of pour état. Dans un passage si maltraité je crois pouvoir proposer : en ait état, qui sert mieux le sens.
V. 1026. — Les sources donnent avec, avec ce. Je donne la leçon de MM. Foulet et Thuasne.
V. 1032. — Contre le Coislin qui donne serait, je suis les autres sources avec MM. Foulet et Thuasne.
V. 1037. — Je suis la leçon de l'imprimé contre celle des manuscrits : mais bon droit a bien métier d'aide, où bon. et bien redoublés sentent le remplissage d'un copiste.
V. 1052. — M. Thuasne biffe et du commencement, qui est dans toutes les sources, pour faire place à et après perdrix, qui n'est que dans une. Mais il y a à l'omettre en cet endroit une élégance, qu'il est plus naturel d'attribuer au poète qu’au copiste.
V. 1088. — Les éditeurs mettent virgule à la fin. C'est isoler le vers suivant, ce qui cesse si les noms qui s’y trouvent sont sujet de sont.
V. 1121. — Accoupler : leçon du Coislin, que je suis avec MM. Foulet et Thuasne.
V. 1124. — Tettes : leçon de l’Arsenal et de l’imprimé, que je suis avec M. Thuasne, contre tétes (testes) des autres sources.
V. 1135. — L’Arsenal donne duvet ne; les autres sources duvet n’est, que je suis avec MM. Foulet et Thuasne.
V. 1138. — Le Coislin donne : en un piège. Je suis les autres sources avec MM. Foulet et Thuasne.
V. 1140. — Bon miège : leçon de l’Arsenal, apportée d’autre part par Marot. Je la suis comme ayant un sens, tandis que son miège, du Fauchet et du Coislin, n’en a pas qu’on puisse imaginer.
V. 1143. — L'imprimé et le Fauchet donnent : s’est bien fait, avec qui pour sujet, dont le sens est détourné et obscur. C’est bien fait, de l’Arsenal et du Coislin, se conçoit au contraire sans effort. Je le suis avec M. Foulet. |
V. 1149. — Faillait, leçon de l'Arsenal et du Coislin, rétabli dans l'imprimé par Marot, meilleur je crois que fallait, que les édi- D ‘ont suivi.
V. 1164. — Les courtines : leçon de l’imprimé et du Coislin, suivie par MM. Lo’gnon et Thuasne.
V. 1167. — Les sources donnent : de tous enfants sont. Je crois à une transposition.
V. 1173. — Les sources donnent aiment, qui, ne présentant qu’un état, fait tomber le parallèle annoncé par si. S'ils font plaisir aux uns, ils.aiment les autres : cela cloche. Aident, que je propose, est un acte. S’ils font plaisir aux femmes, ils aident les maris. Le sens est plein.
V. 1179. — M. Thuasne met une virgule après de leur facon, en sorte qu’il devient complèment de moqua. Je le crois complément de fit, et suis la ponctuation de M. Foulet. |
V. 1182. — Les éditeurs ponctuent après soumets, faisant une apposition de ce qui suit. Je le tiens pour attribut et supprime
la virgule. On ne ponctuerait pas : je me rends, son prisonnier.
V. 1224. — Pour le péché : leçon du Coislin et du Fauchet, que je suis avec M. Longnon et Foulet.
V. 1228. — Les manuscrits donnent fut, conservé par MM. Foulet ct Thuasne. Le sens exige le subjonctif, je suis la correction de M. Longnon.
V. 1237. — Les sources donnent : j'ai cette oraison-ci, cette oraison-ci j'ai. L'ordre que j'ai choisi me semble le plus naturel.
V. 1242. — Les manuscrits donnent : vous le. Je suis la correction de MM. Foulet et Thuasne.
V. 1251. — Les sources donnent aussi : onques ne fut, Je suis comme évitant l’hiatus d’e muet, la leçon de MM. Longnon et de
V. 1264. — Les sources donnent sût (sceut). J’imprime sut, car le sens exige l'indicatif.
V. 1273. — L’Arsenal et le Coislin donnent : car amants doivent. Avec M. Longnon je suis la leçon du Fauchet et de l’imprimé.
V. 1282. — Les éditeurs ponctuent à la fin de ce vers. Il paraît plus naturel de lier à à où qui suit, la phrase finissant en interrogative.
V. 1293. — Contre MM. Longnon et Thuasne, qui corrigent trop fort il est, rapportant au grand Credo le masculin, je suis, avec M. Foulet, la leçon du Coislin : ce féminin ayant l'avantage de conserver le sens neutre, comme nous disons : elle est bien bonne.
V, 1324. — Les sources donnent : pas ils ne dorment, ce qui fait ‘un retour à l’éloge des légataires aussi froid qu'est vif l’avertissement joint au legs : : à condition que, pourvu que. Je crois bien faire d'écrire : mais qu’ils ne dorment.
V. 1335. — Contre l’imprimé qui donne envers, je suis la leçon des manuscrits avec MM. Foulet et Thuasne.
V. 1340. — Les éditeurs impriment où, et M. Thuasne lui-même, quoique approuvant en note la leçon oue de l’imprimé, expliquée par Marot, et nécessaire pour la rime. Les mêmes éditeurs ponctuent après demandent. La Phrase se suit mieux sans cela : s’ils demandent où pris, ou pris où : même tour.
V. 1350. — Les manuscrits donnent : qui soit ne debout ne en être. C'est le contraire de ce qu’il veut dire, ne... ne, avec le doute marqué dans une condition, signifiant ou. Cela va à dire : Pourvu qu'il remette tout en ordre, s’il y a porte ou fenêtre qui soit debout ou en bon état. J'ai donc mis le premier ne avant le verbe, qui fait REA ROSe
V. 1360. — Genevois : leçon des manuscrits. Je donne en variante celle de l’imprimé.
V: 1361. — À plus beau nez : leçon de l’Arsenal et du Fauchet. Avec M. Thuasne je suis celle du Coislin.
°V. 1378. — La leçon s’ébat, où M. Thuasne s’arrête après avoir
fixé le sens de ce vers, ne paraît pas nécessaire : lui-même avouant qu'il y a des textes où se bat se prend dans le mème sens. Je con- . serve la correction de Marot, suivie par MM. Longnon et Foulet.
V. 1380. — Les manuscrits donnent : bruit la mauvis, qui fait coqg-à-l'âne, si comme l’a démontré M. Thuasne, le vers suivant se rapporte à l'épervier. Exemple. À l'heure où Pierre s'éveille, que Margot quitte sa couche, prend sa faux et s'en va au pré. Qui admettra que c’est Pierre qui fauche? Il n'y a d’allégation de parenthèse qui tienne; les parenthèses mêmes ont leurs règles. Nul moyen de suivre un sens que de mettre la mauvis dehors. J'ai adopté la correction de Marot.
V. 1381. — Les manuscrits donnent : Reçoit son pair (per) et se joint à sa (ou la) plume, que M. Thuasne corrige je crois avec avantage au moyen de la leçon suivie ici. Je n’en donne pas moins en variante la leçon des manuscrits, avec le vers 1380 des sources, qui s'en accommode.
V. 1429. — Les sources ne donnent ici rien d’acceptable : dro-.
gueries ct bêtes. Je suis la leçon de MM. Longnon et Foulet.