V. 1980. — Je suis ici la leçon de M. Thuasne
V. 1981. — Les manuscrits donnent six à six, l’imprimé.cing et six, que je suis, comme expression toute faite, retrouvée au Codicille, v. 168, et aux Ballades en jargon, v. 4 et 201.
V. 1985, 1986. — L'Arsenal et l’imprimé donnent chier dures crôtes, mâcher etc. M. Longnon corrige : chières dures crôtes mâcher. Le premier a l’inconvénient de laisser mäâcher sans complément. Dans le second, chières ne s’entend pas bien. M. Thuasne substitue ronger, et ajoute et devant macher, rattachant le régime à deux verbes, et rattrapant la mesure du second vers en mettant
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maints soirs et matins. J'aimerais mieux supposer un adverbe de | ee comme pièca, que je propose jusqu’à correction. | V. 1996. — Toutes les sources sauf une donnent se clôt (clost),
- qui n’en a pas moins l’air d’une correction de copiste, imposée au
lieu de conclut, du manuscrit de l’Arsenal : cet emploi d’un verbe actif au neutre, plus net que le réfléchi, sentant au contraire l’original.
V. 2002. — Le Fauchet donne couillon, le Coislin coullon, que je ne crois pas la bonne leçon, à cause de callon dans le manuscrit de l’Arsenal, et de caignon dans l’imprimé, corrigé en chagnon
(chaignon) par Marot, qui n’eût pas manqué de substituer cowillon, Si le moindre souvenir s’en fût gardé. Au contraire on comprend
fort bien que le copiste, pour qui le sens de caignon aura été perdu, ait arrangé callon en couillon.
V. 2009. — Les éditeurs ponctuent : ce dit-il sans mentir, faisant tomber sans mentir sur dit. Mais il tombe sur toute la phrase, comme sans défaut Petit Testament, v. 59. Ainsi Lafontaine : Sans mentir si votre ramage, etc., c’est-à-dire certainement.
Vers 65, 66. — Ces deux vers manquent. M. Foulet insère deux vers refaits trouvés dans les manuscrits. Je me conforme à l’abstention de MM. Longnon et Thuasne.
V. 78. — Les sources donnent si vous plait, suivi des éditeurs. Mais notre si conditiônnel est se, et si ne peut être mis que POUF s’il, qui se prononçait de même.
V. 118. — Les éditeurs attribuent au corps la première moitié
de ce vers. Mais on ne saurait concevoir que le corps, qui refuse la conversation, interroge. Le cœur luidit : Te voilà bien en point,
et pourquoi? par l'effet de ton caprice insensé. Le vers toùt entier est dû cœur.
V. 119. — La seconde partie de ce vers est mise par les éditeurs au compte du cœur, par une faute évidente. Le corps dit : Qu’estcé que cela te regarde, c’est moi qui en souffre. Puis il continue : Laisse-moi tranquille.
V, 124 à 126. — Les éditeurs coupent comme suit. Zu as trente
-ans.— C’est l'âge d'un mulet. — Est-ce enfance? — Nenni. — C'est
donc foleur qui te saisit. Il est clair cependant que tout cela ne fait qu’un seul discours. Ce n’est pas le corps qui dit qu’il a l’âge d’un mulet, puisqu'il a dit par mauvaise humeur qu'il attendait d’être hors d'enfance pour réfléchir. Nenni est également du br