‹ Œuvres complètes de Villon publiées avec une introduction et des notesChapitre 99 sur 270 · Pautre : étain · texte numérisé non relu

Pautre : étain

694. Ambesas : deux as dans le jeu d’un joueur de cartes. — Ternes : trois as. . 695, Engeautrer : tromper. Un trompeur ne cesse de tromper les autres. 1pE 696. Rend : fait prendre. — Vessies, trois syllabes. p#: 697, 698. Par l’imprévu du rapprochement, ces deux vers rentrent dans À fantaisie divertissante du coq-à-l’âne. Despériers dans le Cymbalum mundi me souvient de ceci, disant que « Mercure vous ferait bien entendre de vessies . Uesontlanternes, et de nuées que sont poëles d’airain. » — Nues, deux syllebes,

Du matin qu'était le serein, :

D'un trognon de chou un naveau, 700 D'orde cervoise vin nouveau, cu D'une truie un moulin à vent,

Et d’une hart un écheveau,

D'un gras abbé un poursuivant.

Ainsi m'ont amoutfs abusé | 705 Et pourmené de l’huis au pèle.

Je crois qu'homme n'est si rusé, Fût fin comme argent de coufielle, Qui n’y laissât linge, drapelle, | Mais qu’il fût ainsi manié: | 710 Comme moi, qui partout m'appelle L'amant remis et renlé.

Je renie amours et dépite, Et défie à feu et à sang; Mort par elle me précipite, 715 Et ne leur en chaut pas d’un blanc. |

* 699. Le serein : le soir.

, 700. Nareau : navet.

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