‹ Œuvres complètes der A.F OzanamChapitre 94 sur 243 · Banque · texte numérisé non relu

Banque

I. Les opérations de change conduites avec une activité soutenue peuvent devenir une source d'immenses bénéfices. La multiplicité, la variété des faits sur lesquels elles doivent être calculées, suffisent pour occuper la vie la plus laborieuse. 11 y a donc matière pour une industrie à part. C'est la Banque.

II. La Banque se fait par spéculation ou par commission. — La Banque par commission se fait en acquittant des lettres de change dont on a reçu la provision, ou en ouvrant un crédit.

III. Développée sur une plus grande échelle, revêtue de la sanction des Gouvernements, cette industrie a donné lieu aux Banques publiques. — Ce sont des compagnies de commerçants

qui, sous l'approbation du Pouvoir, se réunissent à l'effet de faciliter les payements ou de multiplier le crédit.

i . Banques à virement. La Banque reçoit en dépôt des sommes, pour le montant desquelles elle donne une inscription de créance, que le déposant peut céder par les moyens les plus simples à un autre qui aura le même droit.

2. Banques à billets. Elles émettent des billets pour la somme qu'elles reçoivent et s'obligent à les rembourser à la première réquisition. Banque de France, 24 germ. an IX. C. p., 138.

3. Le bénéfice résulte pour les unes et les autres de l'intérêt des fonds placés.

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