‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 168 sur 480 · Philip. Il · texte numérisé non relu

Philip. Il

le bien de l'union et de la charité, laquelle doit être conservée au préjudice de toute autre chose.

Quand on entrera dans la chambre d'un autre, avec permission ou pour quelque nécessité urgente, qu'on ne remue point Jes livres, ou papiers, ou autres meubles qui y seront, parce que cela peut incommoder le prochain et causer plusieurs petits chagrins.

. Quand on aura besoin de prendre quelque chose au réfectoire, ou à la cuisine, ou en quelque autre office, que l'on en avertisse les officiers de ces lieux-là, s'ils y sont; et que Ton soit fidèle à rapporter au temps qu'il faut ce que l'on a pris : parce que cela est important pour le bon ordre de la maison, et pour ne blesser point la charité ; car ces manquements causent beaucoup d'inquiétude et d'impatience.

Que chacun, durant le repas, prenne garde s'il manque rien à ses voisins, afin d'en avertir ceux qui servent à table.

Que l'on ne dise point, hors la maison, les choses qui y ont été faites ou qui s'y doivent faire.

Que l'on ne s'entretienne point des divisions et des guerres qui arrivent entre les princes chrétiens, de peur que les divers sentiments et les différentes affections n'altèrent la paix et la dilection fraternelle.

Que l'on ne parle point au désavantage d'aucun peuple, ou province, ou ville, ou autre lieu ; et que l'on ne souffre point dans son cœur ces sentiments d'aliénation et d'aversion que les diverses nations ont coutume d'avoir les unes contre les autres, parce que c'est une chose directement contraire à la charité chrétienne, et qui fait naître souvent des divisions entre les personnes quj vivent en communauté !.

\. Gaveant sibi omnes ab i Ho affectu quo alia? de aliis nationibus sinistre senlire aut loqui soient : quin potius et bene sentiant, et peculinri affectu diversas a sua natione prosequantur in Domino. » Const. Soc. Jesu. Régula? communes, n. 30.

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