CHAPITRE V
Autre moyen pour maintenir et conserver l'union et la bonne intelligence entre tous les membres de la Congrégation, qui est le commerce des lettres.
Le commerce des lettres que l'on écrit les uns aux autres, est encore un moyen excellent pour maintenir et fortifier l'union et la correspondance qui doit être entre tous les membres de la Congrégation1.
C'est pourquoi tous les Supérieurs s'écriront deux ou trois fois par an, non pas les nouvelles du siècle, ni des compliments ou choses inutiles, mais celles qui se passeront en chaque maison et dans le pays où l'on est, qui pourront donner quelque édification, instruction ou consolation, ou servir à l'entretien de la charité 2.
1. « Magnopere etiam juverit litterarum ultro citroque missarum inter inferiores et superiores, frequens commercium ; et crebro alios de aliis certiores fieri ; ac audire quœ ex variis locis ad sedificationem, et eorum quae geruntuv cognitionem, afferuntur ; cujus rei superioribus et prœcipue generali et provincialibus cura erit ; eo constituto ordine ut quovis in loco, quae ad mutuam consolationem et sedificationem in Domino faciunt, ex aliis sciri possint. » Const. Soc. /esu, p. 8, c. 1, n. 9.
2. Dans la première rédaction, le Vén. P. Eudes avait ajouté les deux alinéas suivants, qu'il retrancha plus tard.
« Il sera bon que les inférieurs fassent quelquefois la même chose entre eux. mais rarement.
« Les communautés mêmes écriront les unes aux autres une fois par an, dans l'Octave de la fête du très saint Cœur de la bienheureuse Vierge, ou un peu devant, pour maintenir la sainte et cordiale union entre elles. »