‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 18 sur 480 · Constitutions, p. 7, Prologue · texte numérisé non relu

Constitutions, p. 7, Prologue

« C'est ici, ajoute le Vénérable, la première et la

principale fin de la Congrégation. C'est pourquoi on aura une affection et un zèle tout particulier pour faire en chaque maison, tant qu'il sera possible, les exercices des Séminaires1. »

On voit, par les textes nue nous venons de citer, ce que le Vénérable entend par Séminaires. Ce sont des écoles de sainteté destinées à former les ordinands et les prêtres à la vie et aux fonctions sacerdotales. En somme, c'est à peu près ce que l'on appelle de nos jours les Grands Séminaires. Le P. Eudes, en effet, ne voulait pas qu'on y admit les jeunes gens qui faisaient leurs humanités, ni même ceux qui étudiaient en philosophie2.

Aucommencement du XVIIe siècle, plusieurs Evèques de France avaient essayé de fonder des Séminaires . et pour se conformer aux prescriptions du concile de Trente, ils s'étaient cru tenus d'y admettre des enfants qu'il- instruisaient dans tes Lettres, avec l'espérance de pouvoir les conduire jusqu'au sacerdoce. Tousces essais avaient misérablement échoué, et on en était venu à se persuader que les Séminaires ne réussiraienl qu'à la condition de n'y admettre que des ordinands ou des prêtres. C'est ce que firent effectivement, en même temps que le P. Eudes, M. Oïier et saint Vincent de Paul, et l'expérience prouva qu'en cela ils avaient été bien inspirés '*, car les Séminaires

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