‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 197 sur 480 · Ecrit · texte numérisé non relu

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buant cela à notre aveuglement et à notre orgueil qui nous les cache.

Aimer d'en être corrigé, non seulement par les Supérieurs, mais par qui que ce soit, et ne s'excuser point ; mais nous mettre toujours du côté de ceux qui nous avertissent ou reprennent, contre nous-mêmes.

Se réjouir d'être accusé de choses dont on n'est pas coupable, se souvenant que, si Dieu ne nous gardait, nous ferions bien pire; et que si nous sommes innocents en cela, nous sommes criminels en beaucoup d'autres sujets.

Quand on fait quelque plainte de nous, ou que nous avons eu quelque différend ou contestation avec d'autres, au lieu de nous justifier et de les accuser, prendre le parti de l'humilité et de la charité contre nous-mêmes, pour nous condamner et nous donner le tort.

Surtout prendre le parti de Dieu contre nous-mêmes dans la confession sacramentale, n'y allant que pour nous humilier, nous accuser, nous condamner, nous confondre devant sa divine Majesté, et nous traiter comme criminels qui ont mérité les confusions éternelles de l'enfer.

Quand on nous a accusés au Supérieur de quelque faute que nous avons commise, ne désirer point savoir, et ne nous informer point qui c'a été ; et si nous venons à le connaître, ne lui en témoigner aucun ressentiment ; mais nous humilier et prendre son parti contre nous-mêmes.

Recevoir les humiliations, contradictions et autres choses pénibles et de confusion, non pas comme des épreuves et comme des afflictions que Dieu nous envoie pour nous exercer et sanctifier ; mais comme des châtiments que sa justice fait sur nous, tant pour punir nos péchés que pour abattre notre orgueil.

Renoncer à notre propre jugement, et céder à celui d'autrui.

Condescendre facilement à nos égaux et inférieurs.

Ne faire jamais le maître, ni l'entendu, ni le savant.

Ne parler point de nous ni de nos actions, ni en bien

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