PARTIE CINQUIÈME. — CHAPITRE VIII
À raison de quoi, s'il se trouve quelqu'un si ennemi de la sobriété, et si esclave de sa sensualité, que d'en user de la sorte, le cuisinier aura droit de lui en faire la correction, et sera obligé de rejeter ses demandes, et d'en avertir le Supérieur.
Mais afin de ne donner pas lieu de faire cela à ceux qui y seraient portés par quelque nécessité, le Supérieur et l'Économe auront grand soin de pourvoir aux besoins de ceux qui seront infirmes et incommodés, et de leur faire donner ce qui leur sera convenable ; comme aussi d'avertir le cuisinier et le dépensier, quand les choses ne seront pas bonnes ou bien apprêtées, afin qu'ils aient soin de bien faire leur office.
Quand il y aura des fruits au jardin, on se gardera bien d'en manger, sinon quand on en servira au réfectoire, ni d'en prendre, ni d en donner à personne, non plus que des fleurs ni d'autre chose, si ce n'est par la permission du Supérieur.