‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 253 sur 480 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Pour ce qui regarde l'étude et la science, et pour les étudiants.

y a science étant nécessaire aux ecclésiastiques, pour J-^ servir Dieu et le prochain dans leur condition, les nôtres s'appliqueront diligemment à l'étude, pour apprendre ce qu'il faut savoir afin de s'acquitter dignement des devoirs de leur profession.

Mais, parce que la science humaine, et l'étude qu'on en peut faire, est une chose fort dangereuse, le Sage même l'appelant occupât mur m pessimam l, si elle n'est réglée et conduite par l'esprit de Dieu : afin d'éviter les mauvais effets qu'elle pourrait produire, tous ceux qui étudieront dans la Congrégation, soit pour enseigner les autres, soit pour s'enseigner eux-mêmes, tâcheront avant toutes choses de bien apprendre ce qui suit, el de le mieux pratiquer encore.

Ils sauront donc qu'il y a deux sortes de science et de sapience extrêmement différentes: la science du ciel et la science de la terre : la sapience du nouvel homme, et la sapience du monde du vieil homme; la science et sapience des payens et des profanes, el celle des chrétiens el des Saints; la science qui se donne par l'esprit de Dieu, et celle qui s'acquiert par le travail de l'esprit humain.

Ils considéreront que la première est la vraie sapience et la véritable science ; et que la seconde n'en a bien souvent que le nom, falsi nominis scientia*^ parc.- qu'elle est pleine d'incertitudes et d'obscurités.

Que la première est permanente el éternelle ; e( que la seconde périra avec le monde el avec L'homme : Scientia destruetur 3.

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