‹ Œuvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 2)Chapitre 351 sur 480 · PARTIE ONZIEME. — CHAPITRE IV U · texte numérisé non relu

PARTIE ONZIEME. — CHAPITRE IV U

Personne, soit Supérieur soit inférieur, ne peut s'engager à aucun emploi ni commission notable, en choses tant spirituelles que temporelles, sans sa permission.

Personne ne sera appliqué aux confessions et prédications, sans avoir été examiné, et en avoir été trouvé capable par ceux qu'il commettra à cet elïet.

Personne ne pourra faire imprimer des livres sans sa licence, laquelle il ne donnera qu'après les avoir fait voir et examiner par des personnes intelligentes au sujet dont ils traiteront.

C'est à lui de convoquer l'Assemblée générale, en la manière qui est déclarée ci-dessus.

Il pourra user de corrections, et imposer les pénitences que la prudence jointe avec la charité jugera être convenables pour la satisfaction des fautes qui se commettront, eu égard à leur qualité et à la disposition des esprit-

Comme c'est à lui qu'il appartient principalement de tenir la main à 1 observance des Kègles et Constitutions, il peut aussi en dispenser quand la nécessité, ou la charité, ou la considération d'un plus grand bien le demande ; ce qu'il ne doit faire néanmoins qu'avec grande circonspection, et après avoir imploré soigneusement la lumière du Saint-Esprit, ayant égard aux lieux, aux temps, aux personnes et aux circonstances des choses, et regardant toujours quelle a été l'intention de ceux qui ont fait les règles et quelle en est la fin, qui n'esl autre que la plus grande gloire de Dieu et le bien de ceux qui se sont consacrés à son service dans la Congrégation.

Quand il le jugera à propos pour le service de Dieu, il pourra communiquer toutou partie de son pouvoir, en ceci et en tous les autres points précédents, à ceux qu'il saura avoir les qualités requises pour en user comme il faut.

Lorsqu'il viendra à décéder, ou b'U tombai! dans un état auquel il fût incapable de gouverner la Congrégation, elle sera régie, jusqu'à ce qu'on en «'lise un autre après

sa mort, par celui qu'il aura nommé de son vivant, s'il s'en trouve quelque chose par écrit signé de sa main ; et en cas qu'il n'y ait pourvu en cette manière, par le premier Assistant, avec l'avis et le conseil des autres, oui auront voix décisive avec lui en toutes choses, et il n'aura qu'une voix dans les délibérations comme Tun d'entre eux.

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