CHAPITRE V
Du pouvoir que la Congrégation a sur le Supérieur général.
Pour empêcher que le Supérieur général n'abuse de son pouvoir, et éviter les inconvénients qui pourraient arriver de ce que sa charge est perpétuelle, la Congrégation aura pouvoir sur lui en quatre choses, dans lesquelles il sera obligé de se soumettre à son autorité et de suivre ses ordres.
La première regarde son extérieur, comme le vivre, le vêtir et tout ce qui concerne la santé du corps, en quoi il sera tenu de se conduire non pas selon sa volonté, mais selon celle de la Congrégation, ou plutôt de Dieu, qui lui sera manifesté par ses Assistants.
La seconde regarde l'âme et l'intérieur, pour lequel il sera obligé de recevoir en esprit d'humilité et de mansuétude, et sans en témoigner jamais aucun ressentiment, les avertissements qui lui seront donnés des fautes qu'il commettra, tant en sa conduite particulière, qu'en l'administration de sa charge, soit par son confesseur, soit par un des Assistants, ou par le Moniteur qu'il aura choisi après son élection.
La troisième consiste en ce qui suit :
S'il arrivait que le Supérieur général usât d'une grande négligence et lâcheté en des choses importantes