PARTIE DOUZIÈME. — CHAPITRE III
de saint Gabriel, de saint Jeanl'Évangéliste et des autres Saints auxquels la Congrégation a une dévotion spéciale.
Après cela il consultera ses Assistants, et dans les affaires de grande importance il appellera encore en son conseil quelques-uns des anciens, spécialement ceux qu'il croira avoir quelque intelligence ou expérience particulière dans les sujets dont il s'agira. Et afin qu ils demeurent dans une pleine liberté de dire ce que Dieu leur inspirera il prendra garde de ne témoigner point, dans les propositions qu'il fera des choses sur lesquelles il faudra délibérer, aucune passion ou trop grande inclination ni de part ni d'autre.
Il regardera sa supériorité, non comme un honneur et une dignité, mais comme une charge et une croix, et comme un sujet de crainte et d'abaissement: tant, parce que Dieu lui demandera compte des âmes qu'il doil u«»uverner, et de tous les désordres qui arriveront dans la maison par sa faute ou négligence, que d'au tan I qu'il est plus exposé que les autres au péril de L'amour propre, de la vanité et de la propre volonté.
Il méditera souvent ces paroles «lu Fils de Dieu : Qui major est in vobis, fiai sicui mîtior : et qui prœcessor est^ sicut ministrator i . El quicumque voluerii in vobis primus esse, qrit omnium servus*; el ainsi il se regardera comme le dernier de la mais >n, qui esl obligé de servir lous les autres ; et il s'emploiera volontiers aux ministères les plus abjects et aux actions les plus basses s ■ teuanl devant Dieu sous les pieds de tous les autres el l<i plus petit de tous.
Il pèsera aussi souvent ces parole- de sainl Paul : Qui prœest in solliciludine* ; et comme Notre-Seigneur prend un -i grand ><>in de toutes les choses qui nous regardent, qu'il compte tous les cheveux de nos têtes, ainsi, à