XLVI1I LK MEMORIAL
prement parler, il n'y a que le seul Jésus qui loue et glorifie son Père en tout l'univers. Il le loue et le glorifie au ciel éternellement, par lui-même et par sa sainte Mère, par ses Anges et par ses Saints. Il le loue et bénit en la terre continuellement, par soi-même au saint Sacrement de l'autel, là où il est dans un état continuel de louange et d'adoration vers son Père, et par toutes les saintes âmes qui louent Dieu en la terre, soit en public soit en particulier. Il le loue et le magnifie dans l'enfer, là où il est selon sa personne divine, et là où il fait perpétuellement au regard de son Père ce qu'il fait dans le ciel. Il le loue enfin et l'exalte incessamment par tout le monde, qui est tout rempli de sa -présence et majesté divine, et des louanges et bénédictions perpétuelles qu'il rend partout à son Père. Unissez-vous à toutes ces louanges que Jésus rend à son Père et à toute la très sainte Trinité en tout lieu et en tout temps, et unissez-vous aussi à l'humilité, à l'attention, à l'amour, à la pureté et sainteté, et à toutes les autres divines dispositions avec lesquelles ce même Jésus est sans cesse occupé dans les louanges de son Père'. » .
Dans la récitation même du bréviaire, le P. Eudes voulait que l'on observât une « modestie angélique » et une « entière mortification des sens, spécialement des yeux»2, « étant, dit-il, entièrement mort à tout ce qui n'est point Dieu, pour n'avoir ni vie, ni sentiment, ni application qu'à lui seul 3. » Il recommandait également avec insistance de prononcer toutes les paroles distinctement et posément,
1 Royaume de Jésus, 6e part., § XXXI. Cf. Mémorial. 1. c. : Maiitli'/. 1. c.
- Manuel, 1. c. Cf. Constitutions de la Congrégation de Jésus et Marie. 3e part., ch., 6, n. 9.
s Constitutions, 1. c.
en évitant à la fois une lenteur hors de saison et une précipitation qui serait injurieuse à Dieu i.
Ces règles s'appliquent à ce que l'on peut appeler la récitation extérieure du bréviaire. Mais c'est Le cœur qui doit prier et c'est le cœur que Dieu regarde dans la prière. La récitation respectueuse et correcte du saint office serait peu glorieuse pour lui, si pendant que les lèvres remuent, l'esprit et le cœur s'occupaient de choses profanes : et cependant comme il est facile de se laisser distraire en récitant une prière aussi longue et aussi monotone, du moins dans quelques-unes de ses parties ! Le P. Eudes connaissait Fécueil, et, pour nous le faire éviter, il ne se contente pas de nous rappeler l'excellence et la sainteté de l'office divin, il indique diverses méthodes pour tenir son esprit et son cœur unis à Dieu pendant qu'on le récite. On en trouve deux dans le le Royaume de Jésus'2.
La première consiste à consacrer chacune des heures du bréviaire à un mystère de la vie de Jésus que l'on médite en la récitant. La seconde consiste à considérer pendant les diverses parties de l'office les louanges que Jésus reçoit au ciel, sur la terre, au purgatoire et môme en enfer, et à s'y unir de tout son cœur. Le Vénérable se servait lui-môme de ces pratiques, et il nous assure que, pour peu qu'on ait l'habitude de la vie intérieure, elles rendent très douce et très agréable la récitation du bréviaire, sans la retarder le moins du monde3.
Enfin, comme malgré toutes ces précautions, la faiblesse humaine se fait sentir jusque dans les occupations les plus saintes qu'elle remplit de négli-
1 Manuel, 1. c. ; Constitutions, 3e part., cli. 6. n. 10.
2 Royaume de Jésus, 6° pari., g XXXII, XXXIII. ' Royaume de Jésus, 6° pari., § XXXII.
gences, le P. Eudes recommande aux prêtres d'offrir au divin Cœur de Jésus l'office qu'ils viennent de réciter, en le priant de suppléer à leurs imperfections et à leurs défauts. Il a môme composé à cet effet une belle prière que l'on trouvera dans le Mémorial, et qui est encore en usage dans sa Congrégation.
Cependant, si importante que soit pour la gloire de Dieu et le salut des âmes la récitation du saint office, c'est surtout par la célébration du sacrifice de la messe que la religion du prêtre doit s'exercer.'
Le sacerdoce et le sacrifice sont, en effet, intimement unis et ne se conçoivent pas l'un sans l'autre. Tout prêtre, dit saint Paul, est établi pour vaquer au service divin et offrir à Dieu des sacritices pour l'expiation des péchés du monde : Omnis poiitifex... pro hominibus constituitur in ils quœ sunt ad Dewnr nt offerat doua et sacrificia pro peccatis*. Aussi le P. Eudes veut-il que « les prêtres regardent la celé-* bration du saint sacrifice de la messe comme la plus grande et la plus importante de leurs affaires2 ».
A l'époque du Vénérable, il n'était pas rare de voir des prêtres s'abstenir fréquemment de célébrer la sainte messe. Le P. Eudes se fit un devoir de la dire tous les jours, et il exhortait ses confrères à en faire autant. Mais il leur demandait surtout de ne jamais la dire sans une préparation sérieuse, et de la célébrer avec « toute la dévotion intérieure et toute la ^modestie extérieure » dont ils étaient capables, « ne parlant ni trop haut ni trop bas, mais d'une voix médiocre, observant toutes les cérémonies, et prononçant toutes les paroles posément et
« Heb., v, 1.
* Constitutions, 3* part., ch. ■ '.. n. 1.
INTRODl CTION I.I
distinctement, spécialement les choses qui se disent ordinairement, comme leJudica me, le Kyrie, le Gloria in excelsis, le Credo, la Pré/ace, Y In principio et le saint canon, afin de ne pas tomber dans une mauvaise habitude de prononcer avec précipitation et indévotion des choses si saintes, et de traiter irrévérencieusement et indignement les grands et admirables mystères qu'elles contiennent1 ».
« Je supplie nos très chers frères, leur écrivait-il un jour, de dire la sainte messe avec grande application d'esprit et de cœur à un mystère si grand et si divin, de ne jamais se hâter, et de bien prononcer ce qui se dit à l'autel2. »
Pour comprendre les dispositions intérieures avec lesquelles il convient de célébrer le saint sacrifice, il faut se souvenir qu'à l'autel le prêtre a un double rôle à remplir. Il doit être à la fois, comme Jésus- Christ et avec Jésus-Christ, Je prêtre et l'hostie de son sacrifice. C'est ce que nous déclare saint Paulin dans ces belles paroles que l'on cite souvent : Christus victima sut sacerdotii, et sacerdos suss victimse fuit; /psi sunt hpstiœ sacerdotes3. Cette pensée que le prêtre doit être à la fois prêtre et victime revient à chaque instant dans les ouvrages du P. Eudes.
Déjà, dans le Royaume de Jésus, il l'appliquait aux simples fidèles. La participation imparfaite, mais réelle pourtant, que le baptême leur donne au sacerdoce de Jésus-Christ, ne leur permet pas d'offrir par eux-mêmes la divine victime, mais elle leur donne le droit et même le devoir de s'unir au prêtre et de l'offrir avec lui4. « Sitôt que vous
1 Constitutions, 3" part., ch. S, n. 4. 1 Iléranibourg, Vertus du /'. Emles, ch. XVI. i Ep.Xl, S 8, ad Severmn.
* « Gharacter sacramentalis est quaedam participatio sacerdotii Christi in fidelibus ojus.ut scilicet, sicut Christus liabetplenam spi-
sortez de votre maison pour aller à la messe, dit le P. Eudes, vous devez entrer en cette pensée que vous allez faire l'action la plus grande qui se fasse au ciel et sur la terre... J'ai dit que vous allez faire, car tous les chrétiens n'étant qu'un avec Jésus-Christ qui est le souverain Prêtre, et en suite étant participants de son divin sacerdoce, ils ont droit non seulement d'assister au saint sacrifice de la messe, mais aussi de faire avec le prêtre ce qu'il fait, c'està-dire d'offrir avec lui et avec Jésus-Christ même le sacrifice qui est offert à Dieu sur l'autel1. »
D'autre part, quand Jésus-Christ s'immole à son Père, il offre et sacrifie avec lui tous les membres de son corps mystique. Son immolation, en effet, n'a pas pour but de nous exempter de la loi du sacrifice, mais de suppléer à ce qu'il y a d'insuffisant dans le sacrifice que nous devons faire de nous-mêmes à Dieu pour reconnaître son souverain domaine et expier nos péchés. « Vous devez vous souvenir, dit le P. Eudes, que les chrétiens n'étant qu'un avec Jésus-Christ, comme les membres avec leur chef, à raison de quoi ils participent à toutes ses qualités ; et Jésus-Christ étant en ce sacrifice prêtre et hostie tout ensemble : semblablement tous ceux qui y assistent, y doivent assister en qualités de prêtres pour y offrir avec Jésus-Christ le même sacrifice qu'il y offre, comme aussi en qualité d'hosties qui doivent être immolées et sacrifiées avec Jésus-Christ à la gloire de Dieu a. »
S'il en est ainsi des simples fidèles qui ne parti-
ritualis sacerdotiipotestatem, itafidelesejus ei configurentur in hoc quod participant aliquani spiritualem potestatem respectu sarmmentorum, eteorum qua? pertinent ad divinum cultum. » S. Thoui., Sutn. theoLZ p., q. 63, a. 5.
1 Royaume de Jésus, 6" part., § XX1Y.
î Royaume de Jésus, 1. c.
1MH( (DICTION LUI
cipent au sacerdoce et au sacrifice de Jésus-Christ que d'une manière imparfaite, comme les membres d'une société participent à tout ce que le chef accomplit en leur nom, que dire du prêtre, dont Jésus- Christ fait son ministre, afin de continuer ici-bas les fonctions de son sacerdoce, et spécialement afin de renouveler chaque jour le sacrifice de son corps et de son sang? Sa dignité de prêtre lui permet d'offrir par lui-même la divine victime ; mais elle fait de lui en même temps une victime publique, qui doit s'offrir en holocauste à la gloire de Dieu et se sacrifier pour l'expiation des péchés du peuple. N'est-ce pas le sens de cette parole célèbre de saint Paul : Adimpleo ça qiise desunt passinnum Christi in carne mea, pro corpore ejus quod est Ecclesia1 ? Tout parfait qu'il est, le sacrifice de Jésus-Christ, pour profiter au peuple chrétien, réclame un supplément, et ce supplément c'est au prêtre surtout que revient l'honneur de le fournir2.
Le P. Eudes avait bien compris cette loi du sacerdoce catholique, et il ne cesse de la rappeler aux ministres de Jésus-Christ.
« Celui qui a été appelé à la participation du sacerdoce de Jésus-Christ, dit-il dans le Mémorial*, doit aussi entrer avec lui dans la* qualité d'hostie. Il doit se regarder comme une hostie qui doit être perpétuellement immolée avec Jésus pour la gloire de Dieu. Et par conséquent il doit être séparé et détaché, comme, une hostie pure et sainte, du péché, du monde et de toutes les choses profanes. II doit mourir à tout pour ne vivre qu'à Dieu. 11 doit
1 Col. I, 24.
* Voir sur cette question Olier, Traité des saints Ordres, 3" part. eh. 1. Giraud, Prêtre et Hostie.
3 Mémorial, 5° part., 10° Méditation.
sans cesse s'humilier et s'anéantir soi-même. 11 doit être brûlé et consumé dans le feu sacré de l'amour divin, et toute sa vie ne doit être qu'un sacrifice perpétuel do ses inclinations, de ses intérêts, de ses contentements, de ses commodités, de sa santé et de sa vie, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. »
« Adorons Jésus-Christ dans sa croix, dit-il ailleurs, comme souverain Prêtre qui s'immole soimême, et comme une hostie sainte -qui est immolée pour la gloire de son Père et pour notre salut. Remercions-le, et de s'être ainsi sacrifié pour nous, et de nous avoir communiqué ses deux qualités de prêtre et d'hostie. Donnons-nous à lui et le supplions qu'il nous donne l'esprit de son divin sacerdoce, qu'il nous rende dignes d'être autant de victimes qui soient sacrifiées avec lui, qu'il nous tire dans son sacrifice, qu'il nous immole avec lui à la gloire de son Père et qu'il nous consomme dans les flammes sacrées de son saint amour1. »
« En qualité de prêtres, écrit-il encore, nous sommes obligés, à l'imitation du souverain Prêtre, de prendre sur nous tous les péchés des autres, de les regarder comme nôtres, et d'en porter l'humiliation et la pénitence, comme si c'étaient nos propres péchés2. »
Dans son Manuel, il recommande encore à ses confrères de « s'humilier à raison des péchés du monde, qu'ils doivent regarder comme leurs propres péchés, d'autant que, en qualité de prêtres, ils doivent, à l'imitation» du souverain Prêtre, faire pénitence pour les péchés des autres hommes3. »
Puisque le ministre de Jésus-Christ porte à l'autel
Manuel. Exercice d'avant midi. 3° manière, pour le vendredi. ; Méditations sur l'humilité, XVIIe méditation. ' Manuel, 2e part-, Dispositions pour l'humiliation.
INTRODCflTION I.V
la double qualité de prêtre et d'hostie, il doit donc à ce double litre entrer dans les sentiments du souverain Prêtre.
En qualité de prêtre, il doit offrir à Dieu le corps ei le sang de son divin Fils dans les mêmes dispositions et intentions que Jésus-Christ lui-même. « Unissez-moi donc à vous, o divin Jésus, disait le P. Eudes, puisqu'il vous plaît que j'offre maintenant avec vous ce très saint sacrifice. Faites que je l'offre avec les dispositions saintes et divines avec lesquelles vous l'offrez. Oh ! avec quelle dévotion, avec quelle pureté et sainteté, avec quelle charité vers nous, avec quelle application et amour vers votre Père, vous faites cette action ! Imprimez en moi ces dispositions, afin que je fasse avec vous cl comme vous ce que vous faites si saintement et si divinement.
« O Père de Jésus, vous nous avez donné votre Fils et l'avez mis entre nos mains et en notre puissance et possession par ce mystère. Je vous l'offre en l'union de l'humilité, de la pureté, de la charité et de toutes les autres dispositions avec lesquelles il s'offre lui-même à vous.
« Je vous l'offre en l'honneur de tout ce que vous êtes, ô mon Dieu, en votre divine essence, en toutes vos perfections divines, en vos personnes éternelles et en toutes les œuvres que vous opérez hors de vous-même. Je vous l'offre en l'honneur de tout ce que votre Fils Jésus est en lui-même, en tous ses états, mystères, qualités, vertus, actions et souffrances, et de tout ce qu'il opère hors de soi-même, soit par miséricorde, soit par justice, au ciel, en la terre et en l'enfer.
« Je vous l'offre en action de grâces pour tous les biens et grâces temporelles et éternelles que vous avez jamais communiquées à l'humanité sacrée de
votre Fils, à sa très sainte Mère, à tous les Anges et hommes, à toutes les créatures et spécialement à moi la plus indigne de vos créatures.
« Je vous l'offre en satisfaction pour tout le déshonneur qui vous a jamais été, est, et sera repdu par les péchés qui ont été, sont et seront commis, spécialement par les miens, par ceux des personnes pour lesquelles je suis obligé particulièrement de, prier, tant vivants que trépassés.
« Je vous l'offre pour l'accomplissement de tous vos desseins, particulièrement de ceux que vous daignez avoir sur moi et sur tous ceux qui me touchent. %
« Je vous ^supplie, ô mon Dieu, qu'en faveur et en vertu de cette oblation sainte et de ce don précieux que je vous offre, vous nous donniez toutes les grâces spirituelles et corporelles qui nous sont nécessaires pour vous servir et aimer parfaitement, et pour être entièrement et éternellement à vous'. »
« Voilà, dit le P. Eudes, ce .que vous devez faire en qualité de prêtre. Mais outre cela, en qualité d'hostie, vous avez obligation, en offrant Jésus-Christ, de vous offrir aussi avec lui comme victime ; ou plutôt de prier Jésus-Christ qu'il .vienne dedans vous et qu'il vous tire dedans lui, qu'il s'unisse à vous, et qu'il vous unisse et incorpore avec lui en qualité d'hostie, pour vous sacrifier avec lui à la gloire de son Père. Et parce qu'il faut que l'hostie qui doit être sacrifiée soit occise, puis consommée dans le feu, priez-le qu'il vous fasse mourir à vous-même, c'està-dire, à vos passions, à votre amour-propre et à tout ce qui lui déplaît; qu'il vous consomme dans le feu sacré de son divin amour, et qu'il fasse en sorte que désormais toute votre vie soit un perpé-
1 Royaume de Jésus, 6e part., § XX VI.
tuel sacrifice de louange, de gloire et d'amour vers son Père et vers lui1. »
Commencée à la messe, l'immolation du prêtre doit se poursuivre tout le jour. Le P. Eudes voulait,' en effet, que le ministre de Jésus-Christ se souvint toute la journée du sacrifice qu'il avait offert le niatin, et qu'il vécut comme une hostie morte et vivante, i morte à tout ce qui n'est point Dieu, vivante en Dieu et pour Dieu, disposée à tout faire et à tout souffrir pour le servir et procurer sa gloire. « Protestez à Notre-Seigneur, dit-il, que vous désirez que cela soit aussi, et que vous vous offrez à lui pour faire et souffrir à cette fin tout ce qu'il lui plaira. Priez-le qu'il accomplisse cela en vous par sa très grande miséricorde, qu'il vous donne la grâce d'élever souvent. . votre cœur vers lui durant la journée, de n'y rien faire que pour sa gloire et de mourir, plutôt que de l'offenser 2. »
Après la célébration de la sainte messe, le bonheur du prêtre, selon le P. Eudes, doit être de la servir." Le Vénérable avait une haute idée de cette fonction. Il la comparait à l'office que la sainte Vierge, saint Joseph et saint Gabriel ont rempli auprès de Jésus- Christ en le servant durant sa vie mortelle*. Il la mettait même, à certains égards, au-dessus du martyre, « car, disait-il, celui qui endure le martyre rend témoignage d'une vérité par l'effusion de son sang seulement et par la perte de sa vie, mais celui qui* sert la sainte messe rend témoignage de toutes les vérités de Dieu par le sang Jésus-Christ et par le plus grand sacrifice qui puisse être3 ». « C'est une chose si excellente, disait-il encore, que Notre-Sei-
1 Royaume de Jésus, è° part., S XXIV.
1 Royaume de Jésus, 1. c.
3 La manière de bien servir la sainte messe, eh. 1.
LVIH LE MEMORIAL
gneur a établi un sacrement dans son Eglise, qui est le sacrement de Tordre, pour donner le pouvoir d'accomplir cet office et la grâce de le bien exercer '. »
Aussi était-il heureux de la servir lui-môme, en. surplis, et en se conformant religieusement à toutes les cérémonies prescrites par l'Eglise, et il recommandait à ses enfants de le faire eux-mêmes le plus couvent qu'ils pourraient.
Le Vénérable voulait d'ailleurs que la religion du prêtre s'étendît à tout ce qui touche au culte divin. On trouvera., dans le Mémorial et dans ses autres ouvrages, de nombreuses recommandations au sujet de la vénération due aux sacrements, aux reliques des saints, aux lieux saints, aux objets qui servent de près ou de loin à la célébration du saint sacrifice, aux jours consacrés à Dieu, et aux cérémonies instituées par l'Eglise. Il serait bien long de les relever en détail. Nous laissons au lecteur le soin de le faire lui-même en étudiant les œuvres du Vénérable.