‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 104 sur 303 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Continuation de l'explication de l'Épître de la messe que l'on célèbre en la fête de la Naissance de la bienheureuse Vierge.

Cette divine Vierge, continuant à parler dans la susdite Épitre, nous déclare qu'elle a été ordonnée de toute éternité : Ab seterno ordinata sum l. Ce qui marque sa prédestination éternelle, dont nous avons parlé au commencement de ce livre.

Après cela elle dit : Que la terre n'était point encore, ni les abîmes, ni les collines, ni les montagnes, ni les fontaines, ni les fleuves, qiï elle était déjà conçue et enfantée"-. Que veut dire cela, sinon que Dieu, qui Ta ordonnée et prédestinée de toute éternité pourètre la plus noble et la plus digne de toutes ses créatures, la regardant de toute éternité selon ce qu'elle devait être au moment de sa conception et de sa naissance, l'a préférée à toute l'Eglise, qui est un abîme de lumières et de grâces ; et qu'il l'a plus estimée et aimée que tous ses Anges et tous ses Saints, dont les premiers sont représentés parles montagnes et par les fleuves, et les autres par les fontaines^ par les collines et par la terre ? Car les plus élevés d'entre les Saints sont des montagnes de perfection et des fleuves de grâce ; et les autres moindres sont des collines qui sont au-dessous des montagnes, et des fontaines qui ne portent pas les eaux de la grâce en la plénitude que les fleuves la possèdent. Ce sont des terres de

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