‹ uvres complètes du vénérable Jean Eudes, missionnaire apostolique (volume 5)Chapitre 111 sur 303 · Gen. III. 10. —3. Num. XXIV, 17. — 4. Serm. de Xal. Virg · texte numérisé non relu

Gen. III. 10. —3. Num. XXIV, 17. — 4. Serm. de Xal. Virg

•et plus abondantes que celles qui étaient contenues dans l'état d'innocence.

3. Si Dieu a tiré la première femme du côté de l'homme, sans qu'il en ait senti aucune peine, pourquoi IWons-nous difficulté de croire qu'il ait fait naître la seconde Eve. qui lui est infiniment plus chère et plus précieuse que la première, des bénites entrailles de sa glorieuse mère sainte Anne, sans aucune douleur?

4. Comme la bienheureuse sainte Anne a été remplie d'une joie inconcevable en la conception miraculeuse et immaculée de sa très sainte fille Marie, ainsi qu'ellemême l'a déclaré à sainte Brigitte1, comme nous avons vu ci-devanE, il y a aussi grand sujet de croire que la naissance de cette divine Enfant a été semblable en ceci •à sa conception.

5. Les douleurs que les autres mères soutirent en la production de leurs enfants, sont les apanages de la sensualité et de la concupiscence charnelle ; à raison de quoi les saints Pères disent que la Mère du Sauveur l'a enfanté sans aucune douleur, parce qu'elle l'avait conçu sans aucun plaisir sensuel. Or, la sensualité n'a eu aucune part dans la très pure conception de notre sainte Enfant, ainsi qu'elle-même l'a encore fait connaître à sainte Brigitte2, comme nous verrons ci-après. C'est pourquoi il est très probable que sa naissance a été sans aucune douleur.

6. Josèphe, au cbap. 9 du livre 2 des Antiquités Judaïques, assure que Jochabed, mère de Moïse, ne souffrit que peu ou point de douleurs lorsqu'elle enfanta ce saint Prophète. Thomas à Kempis, en la vie de sainte Liduvine3, en dit autant de la naissance de cette sainte.

1. « Tanta matri mcae advenit luetitia, ut impossibile csset dictu. » Revel. lib. 1, cap. 9.

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